18.10.2009
The Craftmen Club. "Thirty six minutes"

(LA OUACHE PRODUCTIONS / PIAS)
Depuis près de dix ans, le trio originaire de Guingamp dégaine un garage blues rock saignant, puisé aux meilleures sources US. Ces «36 minutes» renouvellent le son du «Club des Artisans», sans trahir l'esprit des débuts. Furieuses à souhait quand Steeve, le chanteur-guitariste, Marc le bassiste et Yann le batteur décident de lâcher les chevaux («I can't get around»), les chansons savent aussi s'accommoder de nuances folk-rock (avec banjo) et de clins d'oeil à Ennio Morricone («Death song»). Révolution : même si les chorus restent en anglais, The CraftmenClub chantent aussi deux titres en français («Gary Blood», «Les chiens»). En négociant avec aisance l'obstacle de la langue.
F.J.
www.myspace.com/thecraftmenclub
Interview parue le 2 juillet 2009 dans la série "Bretagne multisonore" du Télégramme
The CraftmenClub. «On fait du rock'n roll»
Le rock-folk garage puissant des Guingampais de The CraftmenClub électrise même les Japonais. La rencontre avec Steeve, le chanteur-guitaristeet Yann, le batteur du trio, ouvre le cycle de notre série estivale : «Bretagne multisonore».
Comment vous présenteriez-vous à quelqu'un qui ne vous connaît pas?
STEEVE. On fait du rock'n roll et on vient de Guingamp. Nous avons fondé le trio avec Yann en 2000. Marco est notre bassiste depuis cinq ans. Quand les gens veulent plus de précisions, on se définit comme un groupe de prototype rock'n roll music. Notre premier album date de 2005. Il a été diffusé dans le Grand Ouest. Le 2 février dernier, nous en avons sorti un second, «36 minutes» (NDLR: prononcer à l'anglaise). Il a tout de suite reçu un bel accueil public et critique...
YANN. Cette fois, le disque a bénéficié d'une sortie nationale et nous avons une structure derrière nous. Ça rend l'album beaucoup plus visible. Il nous ouvre d'autres portes dont celles de gros festivals.
Êtes-vous à une période charnière?
STEEVE. C'est ce qu'on ressent. Le groupe est en voie de professionnalisation. Beaucoup de gens ont l'impression que «36 minutes» est notre premier disque, mais nous, on sait d'où on vient. Ça progresse tranquillement, par paliers.
Votre album balance un rock garage très énergique ouvert au folk et au blues. Comment composez-vous les morceaux?
YANN. Souvent, Steeve arrive à notre local de Pontrieux avec une idée de chanson, des bribes de paroles en anglais. Il apporte la base de départ, après tout se crée collectivement.
STEEVE. La moitié du disque pourrait être qualifiée de folk speedé. On a toujours aimé mettre un peu de banjo, cela rajoute de la couleur. Nous avons en commun d'écouter tous les trois, entre autres choses, du folk américain. Le fond vient de là. Personnellement, j'apprécie Johnny Cash, Nick Drake, Nick Cave, ce côté folk sombre qui raconte des histoires.
On retrouve le personnage de Gary Blood dans différentes chansons de votre dernier disque. Qui est-ce?
STEEVE. Quelqu'un dont les parents ont été mystérieusement assassinés... On le retrouve dans trois morceaux, dont celui en français justement intitulé «Gary Blood».
Chanter en français est une nouveauté pour vous. Allez-vous progressivement renoncer à l'anglais?
STEEVE. Non, parce que c'est la langue du rock. Nos textes sont toujours écrits en anglais: «Gary Blood» est une adaptation française de la première version qu'on a faite. Maintenant, rien n'est fermé, ça peut être bien aussi pour les gens de comprendre les paroles.
Où tournez-vous?
YANN. On assure la promo du disque un peu partout en France et le mois dernier, on est même allé jouer à Tokyo. Les Japonais sont un super public, au taquet du début à la fin du concert!
The CraftmenClub est réputé pour ses prestations scéniques explosives. Comment vivez-vous vos concerts ?
STEEVE. D'une manière hyper énergique du début à la fin. Lui (montrant Yann), tape sur sa batterie, moi je fais le con devant (rires)! Je vais voir les gens dans la salle, les fais monter sur scène, pour participer à cette folie! On se lâche. C'est un foutoir général, un exutoire pour eux comme pour nous.
Votre clip sur le titre «I Can't Get Around», tourné au Théâtre du Champ au Roy à Guingamp, est édifiant sur l'état dans lequel vous mettez le public!
YANN. Le réalisateur, Henri-Jean Debon, qui vient du cinéma, a fait une super performance en un temps record! On avait lancé un appel pour trouver des figurants. Les 70 personnes du clip sont venues d'aussi loin que Fougères et Rennes. Elles se sont données à fond en enchaînant une vingtaine d'heures de pogo sur deux jours !
Propos recueillis par Frédéric Jambon
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11.02.2009
Rotor Jambreks. "Start the rotor"
(LAST EXIT RECORDS)
Savoureuse surprise que ce premier album de l'enfant terrible du Tennessee breton. Si les concerts de ce bravache le présentent en sincère héritier d'un rock'n'roll garage perfusé aux glorieuses productions de Sun Records, Rotor Jambreks s'affirme aussi ici un compositeur accrocheur et un chanteur au feeling contagieux. Finement produit (coup de chapeau à Ghislain Baran et à Mickaël Puhon, pour les arrangements délicats et cuivrés du suave « Moonlight »), « Start The Rotor », truffé de jubilatoires références rock, blues et soul, est, en 31 minutes et 46 secondes, un authentique et classieux concentré de noires émotions. Délicieux.
Patrice Le Berre
Site : www.rotorjambreks.com
COUP DE COEUR 2008
Catherine Richard (journaliste au Télégramme). "Ce premier album se classe 3e après Robin Foster et Bat’Ker. Pas étonnant, il est excellent. J’ai été bluffée par la qualité de la production et le talent d’un compositeur aux titres entre blues, soul et rock 50’s accrocheurs. Sur scène, le personnage qu’il habite se révèle one-man-band anglophone. Rotor ne fait pas du rock, il l’incarne. Avec classe, humour et sans jamais tomber dans la parodie kitsch."
10:47 Publié dans Edition 2008 | Lien permanent | Commentaires (46) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, soul, blues, grand prix du disque du télégramme, rotor jambreks
05.02.2009
John Trap (Solo). "1977"
(AUTOPRODUCTION)
1977", l'album du groupe finistérien John Trap (solo) rend hommage à "Star Wars" sorti cette année là, mais surtout, à son compositeur John Williams. Les musiques de film, avec celles de Christian Vander de Magma, font figure de références pour Thomas Lucas, qui signe ici treize titres chantés en anglais, entre pop et rock atmosphérique plein de
sensibilité. L'influence du cinéma apparaît clairement sur certains morceaux comme "1977" qui rappelle l'univers dans lequel nous plongeait déjà "La mécanique des coeurs" de
Dionysos. Autour du quatuor de base, Thomas Lucas (voix, claviers, batterie, guitare, samples), Gabriel Dilasser (basse), David Cueff (guitares) et Céline Le Fur (voix), de nombreux
amis musiciens ont participé à l'aventure : Tristan Littière à la batterie sur deux titres, Véronique Futtersack au violon, Cyrille Le Pennec et George Boon au chant, le groupe Poor Boy...
Catherine Richard
Site : www.myspace.com/johntrapsolo
COUP DE COEUR 2008
Frédéric Jambon (journaliste au Télégramme). "Lorsque Thomas Lucas prend les commandes du groupe finistérien John Trap, sa pop se fait intime et rêveuse, voilée et lumineuse, poétique et ludique. L’esprit de « 1977 » soufflant sur ce bijou d’album est celui de John Williams, le compositeur de « Star Wars ». Robert Wyatt ou Peter Hammill semblent traverser l’une ou l’autre des treize chansons, interprétées en anglais d’une voix distanciée, toute en délicatesse et sensibilité."
11:20 Publié dans Edition 2008 | Lien permanent | Commentaires (63) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, Grand Prix du Disque du Télégramme, John Trap
22.12.2008
UV Jets. "Playground"
(AUTOPRODUCTION)
Héros du rock breton période 1977-1984, UV Jets a rebranché les amplis en 2005, à l'occasion de la sortie du livre « 40 ans de rock à Brest ». Le plaisir étant au rendez-vous, le groupe a composé de nouveaux morceaux. Les sept titres de l'album « Playground » témoignent d'une réelle maîtrise d'un rock léché, puissant et sombre, gourmand de guitares et illuminé d'éclairs de sax. Le chant en anglais de Bernard Gouret s'épanouit dans cet environnement. Le cordon ombilical n'a pas été coupé avec le Velvet Underground, qui avait inspiré son nom au groupe il y a plus de 30 ans. Tant mieux : les nouveaux morceaux ne manquent ni de force, ni d'âme.
Frédéric Jambon
Site : www.myspace.com/uvjets
17:55 Publié dans Edition 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grand Prix du Disque du Télégramme, rock, UV jets
15.12.2008
Katé-Mé. "Live"
(AVEL OUEST)
Ce nouvel album, le quatrième, de ce groupe inclassable est toujours aussi attrayant. Ni trad pur jus (et pourtant !), ni toute autre assimilation à un quelconque genre, Katé Mé est unique. Emmené par une voix identitaire dont il ne pourra se défaire, l’ensemble séduit, qui plus est en public comme ici.
Gérard Classe
Sites : www.kate-me.com
11:00 Publié dans Edition 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grand Prix du Disque du Télégramme, musique bretonne, funk, rock, Katé-Mé
10.12.2008
Marc Gauvin. "n° 5"
(AZTEC MUSIQUE)
Marc Gauvin signe un cinquième opus très séduisant. Comment, après être passé à côté de son précédent « Nadja », l’an dernier, rester sourd à ce « Nº 5 » ? Réalisé par Jim Barr, bassiste des Portishead et produit par Jacques Erhardt (Sheller, Camille, Salvador), cet album est celui de sa plénitude. L’auteur-compositeur Gauvin, interprète au timbre intimiste, dans la lignée des Gainsbourg et Chedid, impose un style très abouti. Ses douze titres, aux arrangements remarquables, possèdent la qualité rare d’une même force d’attraction. Impossible de zapper sans culpabiliser. Un disque très réussi, rassurant pour la chanson francophone.
Gérard Classe
Site : www.myspace.com/marcgauvin
18:28 Publié dans Edition 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Marc Gauvin, Jim Barr, chanson française, rock, Grand Prix du Disque du Télégramme
28.01.2008
Lebowski. "La vie est une blague"
(ABLOKOUBIEN/AVEL OUEST)
Accordéon omniprésent, guitares, basse, batterie et deux voix : celle de Fanny, douce, l’autre de Mikaël, rocailleuse. Ainsi armés, les Scaërois de Lebowski (nom clin d’œil au film de Joel Coen « The Big Lebowski »), tracent leur sillon dans une chanson française poético-réaliste. La valse s’y encanaille de rock et de swing. Les musiques figuratives font penser aux Têtes Raides ou à Yann Tiersen. Pas de doute, le premier album de Lebowski est une - bonne - blague.
Frédéric Jambon
ALBUM COUP DE COEUR 2007
Coup de coeur de Franck Geiswiller (directeur de Paroles & Musique à Vannes) : « Dans la lignée des Têtes Raides ou de La Tordue, Lebowski donne dans une chanson néo-réaliste française avec des textes plutôt sympas et une voix intéressante. C’est tout sauf de la varièt’. Pour un premier album, je trouve que c’est prometteur ».
Site : www.myspace.com/groupelebowski
17:00 Publié dans Edition 2007 | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Lebowski, Grand Prix du Disque du Télégramme, rock
23.01.2008
Abomifreux. "Atrocious dreadful"
(AUTOPRODUCTION)
Une énergie dévastatrice traverse les onze titres tonitruants du premier album des Douarnenistes. Lorsqu’ils démarrent enfin un morceau (« Human’s phobia ») par quelques notes de guitare sèche, ce n’est qu’une ruse pour mieux exploser ensuite. Si, au départ, le sextet se réclamait des Ramones, il s’épanouit désormais dans un metal sans œillères, goulu de punk-rock, de scratch et d’électro. Abomifreux qualifie son style d’« Epouvantros Muzic ». Fanch, le chanteur, y hurle en anglais.
Frédéric Jambon
Site : www.myspace.com/abomifreux
04:20 Publié dans Edition 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rock, metal, Abomifreux, Grand Prix du Disque du Télégramme
22.01.2008
Fannytastic. "Plusieurs"
(PUDDING)
Quelle Fannytastic ? Celle à la voix grave, sensuelle, parfois inquiétante, ou bien celle qui se balade avec légèreté dans les aigus ? Les deux et toutes les autres, tant la Rennaise révèle dans ce décoiffant album rock-jazz-cabaret son habileté à être « Plusieurs » ! La chanteuse-pianiste-accordéoniste crée des histoires de solitude, de colère et de mariée-fantôme qu’elle interprète avec flamme et folie. Une forte personnalité, quelque part entre Gréco et Rita Mitsouko...
Frédéric Jambon
Site : www.fannytastic.fr
ALBUM COUP DE COEUR 2007
Coup de coeur de Jason Robert (lecteur de Quimper) : « J’aime l’originalité d’un nom imprononçable, ce grain de folie proche de Camille ou Brigitte Fontaine. Elle est un peu la Arthur H au féminin. Je trouve son album audacieux, original, vivant, entraînant. J’ai plaisir à le réécouter à outrance ».
20:10 Publié dans Edition 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chanson, rock, Grand Prix du Disque du Télégramme, Fannytastic
10.01.2008
Ministère de la Magouille et de la Jeunesse. "Ecoute ta mère et mange ton short"
(LILLICO / AVEL OUEST)
"Ecoute ta mère et mange ton short " : le conseil du Ministère de la Jeunesse et de la Magouille aux six ans et plus est à l’image de ses concerts : loufoque et décalé. Ce live ébouriffant permet de revivre le grand show que les rockeurs rennais ont donné au festival costarmoricain Zik o’Loustic. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les gamins ne s’y sont pas ennuyés : vacances, discothèque, « Simone Dion » et même sauvetage du monde étaient au programme...
Frédéric Jambon
11:45 Publié dans Edition 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ministère de la Magouille et de la Jeunesse, Grand Prix du Disque du Télégramme, chanson, rock








