22.10.2008

Skilda. "Spas"

5f7a00be3fffdf0092122a5cb6597b40.jpg(L'OZ PRODUCTION)

 

CD + DVD

 

Site : www.myspace.com/skilda

 

07.02.2007

Soïg Sibéril. "Lammat..."

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GUITARE CELTIQUE ELECTRO

(COOP BREIZH)

 

 

ALBUM COUP DE COEUR 2006

Coup de coeur de Gwénaëlle Fleur (Le Télégramme)

« Comme des notes sur une partition, les subtiles touches électro habillent tout en volupté les cordes de Soïg Sibéril, conférant aux mélodies celtiques de ce bel album une atmosphère unique. Et lorsque la voix de Nolwenn Korbell ou la trompette d’Eric Le Lann enveloppent les perles délicates de « Lammat... », on se laisse gagner par l’apaisement, la douceur, la sérénité. Une certaine idée du bonheur musical peut-être...».

 

Guitariste celtique de référence, le Breton Soïg Sibéril aime promener sa musique dans des paysages nouveaux. Son dernier album s'ouvre aux musiques électroniques avec un bonheur contagieux.
« C'est vraiment la collaboration la plus inattendue qu'on ait faite », sourient les membres du duo électro Abstrackt Keal Agram à propos de leur participation au disque de Soïg Sibéril, « Lammat... ». « Même chose pour moi », renchérit le guitariste, qui ne peut que se féliciter de la complicité nouée avec les Morlaisiens.
Son nouveau disque est basé sur un mélange de certitudes et d'audaces. Les amateurs du jeu si caractéristique de Soïg Sibéril ne seront pas déroutés à son écoute. Le musicien reste fidèle au style qui lui a permis de devenir dès la fin des années 70 un guitariste folk de référence dans les pays celtiques. L'homme qui a développé la pratique de l'« open-tuning » (accord ouvert) en musique bretonne suit un parcours exemplaire. Il a été l'acteur de quelques-unes des plus belles aventures d'inspiration traditionnelle des deux dernières décennies au sein des groupes Kornog, Gwerz, Pennou Skoulm, Den... Aujourd'hui, l'artiste basé à Trébrivan, dans les Côtes-d'Armor, est membre-fondateur des Ours du Scorff, participe à la formation de Denez Prigent et se produit régulièrement dans différentes formules en duo et trio. « Lammat... » est le sixième album qu'il sort sous son propre nom.
« J'y reste fidèle à un style de guitare bien marqué, qui peut être assimilé à de la musique traditionnelle,
explique-t-il.
Mais j'aime aussi que l'environnement, les ambiances changent autour de moi. Ce qui me plaît avant tout, c'est de ne pas rester figé ».
« Lammat... » illustre ce goût de la découverte en étant le point de rencontres d'artistes d'horizons très divers. Les présences du guitariste électrique quimpérois Patrice Marzin et de la chanteuse douarneniste Nolwenn Korbell ne surprennent pas. Ils jouent régulièrement avec Soïg Sibéril. Par contre, celles du Costarmoricain Eric Le Lann, trompettiste de jazz de notoriété mondiale, et des Finistériens d'Abstrackt Keal Agram - 25 ans plus jeunes et encensés par la critique électro - font sensation. En échangeant leurs vocabulaires, ils ont su trouver un langage commun porteur d'émotions rafraîchissantes et vraies.

INTERVIEW

Soïg Sibéril et les deux membres d'Abstrackt Keal Agram (A.K.A), Lionel Pierres et Tanguy Destable, ont évoqué pour nous leur collaboration sur le disque « Lammat... ».

(à Soïg Sibéril) Qu'est-ce qui vous a donné envie de travailler avec des musiciens spécialisés dans l'électro, et plus particulièrement ceux d'Abstrackt Keal Agram ?
SS.- Lorsque je joue de la guitare en solo, il m'arrive régulièrement d'utiliser un Delay. C'est un appareil qui permet de superposer des phrases musicales jouées en temps réel et de créer ainsi des boucles. Cela donne un côté répétitif, des « tourneries » comme dit Tanguy, que l'on retrouve aussi dans les musiques électroniques. Je me suis demandé s'il n'y avait pas moyen de trouver un passage entre ce que je fais habituellement à la guitare et l'électro. Je suis membre du groupe de Denez Prigent et lui ai fait part de cette envie. Il m'a dit connaître deux gars de Morlaix qu'il avait rencontrés lorsqu'il avait reçu le Grand Prix du Disque du Télégramme. C'étaient Tanguy et Lionel d'Abstrackt Keal Agram. Je ne connaissais rien d'eux, même si j'ai vite appris en en parlant autour de moi et en allant voir sur des sites internet qu'ils étaient très appréciés dans leur milieu. J'avais d'autres propositions, mais je me suis dit que même si l'univers d'Abstrackt est loin de la gavotte et du plinn, ils sont quand même en contact quelque part avec la musique du pays où ils vivent, et qu'il pourrait y avoir des accointances.

(à A.K.A) Et vous, qu'est-ce qui vous a séduits dans la proposition de collaborer avec Soïg ?
TD.- La possibilité de faire sortir Soïg de son territoire et nous-mêmes du nôtre pour aller sur une nouvelle route. On ne le connaissait pas, sinon de réputation, et tous les gens autour de nous nous ont dit à quel point c'était un grand musicien. Surtout, on a senti qu'on n'arriverait pas chez un ayatollah de la musique bretonne qui nous dirait, attention, ça se joue en six temps et pas autrement !

LP.- On a tout de suite senti la sincérité de sa démarche. C'est Soïg lui-même qui nous a appelés, ça ne sentait le truc d'une maison de disques qui voudrait faire un coup de marketing.

Comment avez-vous travaillé sur les parties de guitare dont il vous envoyait les enregistrements avant les sessions ?
TD.- Moi, j'ai beaucoup bossé sur la rythmique. J'ai essayé de chercher un côté organique, avec des claquements de doigts, des sons qui font parfois penser au bodhran ou aux bones (NDLR : tambour irlandais et percussions traditionnelles) et puis aussi des choses beaucoup plus numériques. Lionel a plus fait les ambiances, les nappes, les synthés. Mais sans excès. Ça devait être et ça reste avant tout un disque de guitare de Soïg Sibéril.

Quelles ont été vos plus grandes surprises ?
LP.- Je percevais l'univers de Soïg comme très ancré dans le monde celtique. Mais en fait, quand tu décortiques un morceau, tu te rends compte qu'il y a d'autres influences, qui peuvent faire penser à de l'afro-beat par exemple. Sa musique est finalement beaucoup plus métissée et world qu'il n'y paraissait.

Votre morceau « Medley » est particulièrement métissé. Quelle est son histoire ?
SS.- A la guitare, il commence par un enchaînement de traditionnels bretons, se poursuit avec une composition écossaise de Donald Shaw et finit sur de l'irlandais. C'est comme ça que se présentait le bébé quand je l'ai confié à Abstrackt. Lorsque Tanguy m'a donné le CD où ils avaient enregistré leurs parties sur ma guitare, il m'a prévenu : «J'espère que ça va te plaire, parce que c'est un peu osé ! ». J'ai éccouté le résultat en voiture. J'ai bondi et poussé le son à fond en criant : c'est génial !

TD.- La surprise, c'était que sur la fin du morceau, j'ai pris des samples de voix de gros rappeurs du Bronx. Je les ai redécoupées pour qu'elles viennent former cette espèce de rythmique bien tonique.

(à Soïg Sibéril) D'autres musiciens, qu'on n'attendait pas forcément, comme le jazzman Eric Le Lann, interviennent également sur « Lammat... ». Pourquoi avoir fait appel à eux ?
SS.- Il y a d'abord Patrice Marzin. Il est complètement au coeur du disque, tant au niveau de la production artistique que du jeu, puisqu'il fait de la guitare électrique et slide sur différents morceaux. On se connaît depuis des années et d'ailleurs on continue à jouer ensemble au sein du trio de guitares PSG. Quand on a commencé « Lammat... », Patrice venait de travailler avec Eric Le Lann sur son disque « Origines ». Il m'a dit que ce serait super s'il y avait de la trompette bouchée sur certains de mes morceaux. On a contacté Eric Le Lann et il a adhéré au projet. Quant à la participation de Nolwenn Korbell sur une chanson, elle est logique puisqu'on collabore souvent en duo. Mais ici, je voulais qu'elle utilise sa voix un peu différemment : plus parlée au début et plus comme un instrument, au même titre que synthé ou guitares, à la fin.

Cette expérience du disque « Lammat... » montre que des genres a priori très différents peuvent s'harmoniser. Quelle est la bonne méthode pour y parvenir ?
LP.- La première des conditions, c'est d'écouter les autres et ensuite d'avancer parcimonieusement. Nous avons essayé d'être le plus sensible possible à l'univers de Soïg, lui aussi a respecté le nôtre. Après, ce n'est plus qu'une affaire de concessions.

Propos recueillis par Frédéric Jambon

Site officiel : www.soigsiberil.com

 

Merzhin. "Pieds nus sur la braise"

ROCK

(SONY BMG) 

 

 ALBUM COUP DE COEUR 2006

 

Coup de coeur de Nathalie Simon (lectrice de Landivisiau)

 «Cet album est génial. Il y a de l’énergie communicative, de l’acoustique et de l’électrique comme on les aime, surtout dans les sublimes titres "Fanny" et "Poussières". Un vent d’air breton souffle si fort sur ce disque et cet univers qu’on ne peut que se laisser emporter au large de notre imagination. Les portes d’une reconnaissance bien méritée n’ont jamais paru aussi proches pour Merzhin».

 

medium_merzhin.jpgLes rockeurs landernéens de Merzhin célèbrent leur dix ans d'existence en sortant leur troisième album : « Pieds nus sur la braise ».

« Pieds nus sur la braise » consacre la première décennie de Merzhin. Groupe de scène avant tout, tournant inlassablement dans des salles galvanisées par son énergie festive, le combo landernéen est estampillé « rock celtique » depuis ses débuts. Son nouvel opus décolle l'étiquette. Certes, Merzhin demeure adepte d'un « rock qui bombarde », mais sa palette de couleurs et d'émotions musicales s'est considérablement élargie. Le sextet conserve sa redoutable efficacité. Il gagne aussi en profondeur en abordant des zones plus sombres.

« On a voulu faire évoluer notre son parce qu'on pense que la musique bretonne est une musique d'ouverture

, explique Pierre, le chanteur et auteur des textes avec Vincent, l'un des deux guitaristes.

Nous avons marié la bombarde à d'autres instruments. Ludo joue également du saxophone et de la clarinette ».

Le changement s'entend dès les premières notes du disque où « Pavillons kamikazes » ouvre sur de la trompette avant de libérer un rock'n roll puissant. C'est l'une des chansons engagées de « Pieds nus sur la braise ». « Souriez » (contre la dérive sécuritaire des caméras), ou la reprise explosive des Shériffs « A la chaleur des missiles », sont d'autres traductions du regard inquiet que Merzhin porte sur notre monde.

Le septième homme

Le groupe aborde des thèmes divers : le jeu (« Fanny »), le refus de quitter l'enfance (« La cour des grands »), l'amour chaud («Torche vivante »), l'envie de partir sur la route (« Western »)... « Au bout de la scène » est un titre que le groupe dédie à son public. Pierre y chante d'une voix douce, légèrement en retrait, tandis que le sax fait tourner un thème traditionnel breton avant de céder la mélodie à une clarinette aux accents orientaux. Cette richesse de climats porte aussi la griffe de Matthieu Ballet. Merzhin a confié la réalisation de son album à cet arrangeur connu pour ses collaborations avec Miossec et Yann Tiersen.

« Il est venu avec nous dès les répétitions lorsqu'on en était encore à l'élaboration des morceaux,

raconte Pierre.

Il nous a apporté énormément : c'était un peu le septième homme du groupe. A six, on n'est pas toujours d'accord, lui savait trancher et rallier tout le monde ».

Frédéric Jambon 

Site officiel : www.merzhin.net

07.12.2006

Wig A Wag

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La forte impression du premier album (1999), confirmée par le second puis le troisième, pouvait laisser craindre un risque d'essoufflement dans la créativité très personnelle du groupe tourangeau. Rien n'y fait. Wig a Wag, malgré plusieurs changements dans l'équipe initiale (ils sont huit aujourd'hui) et la perte de son label (Sony), persiste et signe à son compte un nouvel album de haute lignée. L'auteur Loïc Chavigny, par ailleurs identité vocale et le "peintre des notes" Cyrille Bonneau, réalisent ainsi, avec la complicité précieuse de la chanteuse, auteur compositeur Morgane Ji, et de leurs partenaires musiciens, un ensemble où les rythmes celtiques servent des textes forts et... intelligents (traduits dans le livret). "Marv eo Massoud", "Babylone Ker-Is", l'envoûtant "Paskou" et, en conclusion live depuis le Bâteau Ivre de Tours, le chef d'oeuvre "Kanenn Kanak", sont les titres porteurs de cet opus aussi indispensable que ses prédécesseurs.

                                                       Gérard Classe

 

Site officiel : www.wigawag.com

 

17.02.2006

Mugar. "Penn Ar Bled"

medium_05MUGAR.2.jpgMUSIQUE CELTICO-BERBERE

TEMPO MAKER PROD. / SONY

A l'initiative de trois grands flûtistes (Youenn Le Berre, Michel Sikiotakis et Nasredine Dalil) s'est formé Mugar qui a sacralisé une musique pluri-ethnique : la celto-berbère. La fusion des deux cultures se fait dans une cohérence stupéfiante. Ecriture intelligente et interprétation bien léchée assurent l’onctuosité de ces mélodies épicées.

Awen Magic Land

medium_05AWENMAGIC.jpgCREATION BRETONNE 

CARLOS SOTO / KELTIA MUSIQUE


Awen Magic Land est le fruit de la rencontre d’une Bretonne, Maria Desbordes (uilleann-pipes, flûte traversière, whistle, chant), et d’un Espagnol, Carlos Soto (sax, flûte traversière, whistle, bouzouki). L’Ibère n’en est pas à son coup d’essai. Il est l’un des fondateurs des célèbres Celtas Cortos. Le duo a fédéré autour de son projet de prestigieux musiciens de Bretagne et d’Espagne : Roland Conq, Yannig Noguet, Eduardo Tarilonte, German Diaz... Ils transportent l’auditeur dans des paysages magiques. Profondément celtiques, ouvertes à l’électro, au jazz et à la pop, les compositions d’Awen Magic Land sont belles, novatrices et émouvantes.

 

 

Site officiel : www.awenmagicland.com

 

28.02.2004

Gwenlann. "Sexywell"

medium_03_GWENLANN.jpgPOP-ROCK CELTIQUE

(STERNE / SONY MUSIC)

Le troisième album des centre-Bretons de Gwenlann (anciennement Gwenc’hlan) élargit encore l’horizon de ce groupe à dominante pop-rock celtique, à moins qu’il ne vaille mieux parler de chanson française énervée. Les onze titres de « Sexywell » sont autant d’écrins pour la voix du chanteur-bassiste Gaël Duro. Son « chanté-parlé » fait souvent penser à celui de Gainsbourg. Gwenlann rend d’ailleurs hommage au créateur de Melody Nelson en faisant une remarquable reprise de « Sorry Angel ». Des cuivres, un sitar ou encore une gaïta midi apportent d’autres ambiances à l’opus de ce quintet réputé pour la haute énergie de ses concerts.

 

ALBUM COUP DE COEUR 2003

27.02.2004

Hervé Lesvenan. "Ars'Ys"

medium_03_HERVE_LESVENAN.jpgCELTO-CLASSIQUE

(EPONA PRODUCTION)

Le thème du voyage nourrit depuis toujours les œuvres du compositeur Hervé Lesvenan et des musiciens qui l’accompagnent pour « Ars’Ys » : Loïc Bléjean (uilleann-pipes), Marta Gliozzi (orgue positif), Hélène Callonnec (violon), Eric Lavarec (alto), Kristina Omnès (violoncelle), Vincent Guérin (contrebasse) et Ronan Bléjean (accordéon). Le voyage musical s’effectue ici tout en douceur et en rondeur, bercé par d’ondoyants instrumentaux répartis en cinq suites où s’entrecroisent couleurs classiques, parfums jazzy et accents celtiques.