13.11.2009
Miossec. "Finistériens"

(PIAS)
Article paru le 12 septembre 2009 en dernière page du Télégramme
Le septième album de Christophe Miossec, «Finistériens», sort lundi. Un opus resserré, intense, co-composé avec un partenaire unique: YannTiersen.
Depuis la sortie de «Boire» en 1995, ChristopheMiossec a chamboulé le paysage de la chanson française avec son écriture poétique à vif. Chacun de ses albums est devenu une référence. Sorti chezPIAS France, son septième opus sera disponible lundi. Un disque, cette fois, construit à deux, avec le musicien Yann Tiersen. Son nom: «Finistériens». «Le titre tombait sous le sens, confie ChristopheMiossec. Yann est né à Brest, moi aussi. Le fait que je sois revenu vivre au bout du Finistère a également joué. Et puis c'est un joli mot. On n'a pas passé des nuits à gamberger».
Tension retenue
Un sens de l'évidence qui a marqué toute la réalisation de l'album. Dès que Yann Tiersen a proposé à Christophe Miossec de faire un disque ensemble, celui-ci a acquiescé, sans autre forme de discussion. «Mais je ne pensais pas que ça se passerait comme ça, rapporte-t-il. J'imaginais monter un groupe. Seulement, Yann a dit, non, on le fait vraiment à deux! Je savais qu'il jouait de nombreux instruments, mais quand même pas à ce point-là. Où il m'a bluffé, c'est lorsqu'il s'est mis aussi à la batterie!». Yann Tiersen a habillé les mots de son ami d'un pop-rock mélodique, où intros de piano, harmonies de cordes et gimmicks de guitare électrique naviguent entre mélancolie et tension retenue. Les chansons ont pris forme au studio parisien de Yann, celui d'Ouessant, pressenti au départ, ne disposant pas encore du matériel suffisant. ChristopheMiossec a amené des paroles et des notes et ciselé d'autres textes sur les thèmes qu'apportait YannTiersen. «J'aime bien écrire sur une musique, avoue le chanteur. Je ne le vis pas comme une contrainte. C'est même mieux, on sait dans quelle direction aller». Les directions qu'il a empruntées dans «Finistériens» l'éloignent parfois de son registre habituel. «Je n'avais pas envie de revenir à mon fonds de commerce du bluesman malheureux, sourit-il. C'est facile de radoter. J'ai essayé de diversifier le propos».
Onze chansons
Sur les onze chansons de l'album, le sentiment amoureux demeure une source d'inspiration vive. Parce qu'il permet d'éclairer au plus profond l'âme humaine. Miossec chante la rupture, subie (avec rage dans «A Montparnasse»), ou choisie (la fuite sans désespoir de «Seul ce que j'ai perdum'appartient à jamais»). L'usure des vieux couples s'exprime à travers plusieurs morceaux: «Nos plus belles années»; «Fermer la maison», qu'il avait d'abord prévu pour Alain Bashung; «Hais-moi», avec son refrain «L'amour et la haine ne font qu'un parfois».
Dimension sociale
Le chanteur livre aussi des interrogations: sur la quête de chacun («Les joggers du dimanche»), sur l'avenir dans sa chanson «C.D.D.». Elle ouvre sur un inquiétant: «Jusqu'à présent, tout va bien». Autre titre à dimension sociale, «Les chiens de paille» plonge dans les tourments d'employés au bout du rouleau. Sans lourdeur, ni pathos. L'écriture de Miossec est trop fine et sensible pour enfoncer des portesouvertes. «Depuis le début, j'essaie de faire des chansons sociales, mais c'est super casse-gueule, commente-t-il... Il faut vraiment trouver un angle pour éviter une certaine démagogie. Je préfère le filigrane ou l'arrière-plan». Parsemés d'images fulgurantes, les mots de Christophe Miossec puisent ici leur force dans leur concision et leur simplicité. «Le fait d'avoir travaillé à deux donne quelque chose de très compact.J'ai l'impression que si on n'aime pas une chanson, on n'aimera pas l'album», pronostique-t-il. Mais si on en aime une...
Frédéric Jambon
02:00 Publié dans Edition 2009 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : christophe miossec, yann tiersen, grand prix du disque du télégramme, chanson française
12.12.2008
Yann Tiersen. "Tabarly"
(EMI)
Site : www.yanntiersen.com
INTERVIEW PARUE LE 5 JUIN 2008 DANS LE TELEGRAMME
Yann Tiersen. « Un portrait musical de Tabarly »
Pierre Marcel a réalisé le film "Tabarly" à partir d'images retraçant la vie du navigateur de légende, disparu il y a tout juste dix ans. Yann Tiersen a accepté de composer la musique du long-métrage.
La composition de l'album « Tabarly » n'était pas à votre programme. Qu'est-ce qui vous a convaincu d'écrire la musique de ce film ?
Je travaillais sur mon album et c'est vrai que la proposition est tombée un peu comme un cheveu sur la soupe. Mais j'ai regardé le reportage. Ça m'a permis de redécouvrir le bonhomme. Du coup, je me suis mis à fond dans la composition de ce qui est devenu une sorte de portrait musical de Tabarly.
Né en 1970, vous étiez trop jeune pour pouvoir vivre les premiers exploits d'Éric Tabarly en direct...
En 1976, je n'avais effectivement que six ans, mais je me rappelle très bien de sa victoire dans la Transat anglaise avec Pen Duick VI. Ça marque. Et plus encore quand on est gamin parce que justement, ça fait rêver. Je me souviens aussi de l'inquiétude pendant la course quand plus personne n'avait de ses nouvelles.
Qu'est-ce qui vous a séduit chez lui en le redécouvrant ?
Son nom était devenu tellement énorme, - la grande figure de la voile et tout ça -, que j'en avais oublié l'homme derrière. Dans le film, c'est Éric Tabarly qui parle. J'aime son côté intègre et assez provoc' en fin de compte. Quand je dis provoc', je parle de son aspect sans concession. En voyant les images, j'ai été touché. Il m'a ému.
Avez-vous travaillé sur une version du film déjà montée ?
Je n'ai pas bossé sur des images. Je me suis imprégné de la personnalité de Tabarly, à tel point que pendant un mois, je n'ai vraiment pensé qu'à ça. J'ai lu beaucoup de trucs. Quand j'ai accepté, je trouvais ça génial. Mais très vite, je me suis demandé ce que j'allais bien pouvoir faire... Parce que finalement, sur une course à la voile, on peut mettre n'importe quelle musique, on s'en fiche (rires). Enfin je veux dire qu'il n'y a rien de spécifique. C'est pour ça que je me suis imprégné de son histoire. J'ai fait les morceaux et puis voilà. Je les ai composés à Ouessant. Et ce qui est troublant, c'est que c'est à Ouessant que Tabarly a pris son dernier repas en France. Il y a eu des signes comme ça.
Quelles scènes du film préférez-vous ?
J'aime beaucoup son discours sur les interviews (rires). Là où il dit que s'il avait la réputation de rester silencieux, c'est parce que des journalistes lui avaient posé des questions tellement sans intérêt qu'il ne trouvait rien à y répondre. Ça me fait rigoler. Mais il y a beaucoup d'autres scènes : dont celles de 1976, bien sûr.
Pourquoi dédiez-vous votre album « À la mémoire d'Éric Tabarly et de Bernard Moitessier » ?
J'y tenais parce que Bernard Moitessier était vraiment un mec génial, qui a fini un peu oublié de tout le monde. Son bouquin « La longue route » m'a vachement marqué, ça dépasse la voile. Tabarly le compétiteur et Moitessier qui a préféré embrayer sur un deuxième tour du monde plutôt que d'aller remporter la victoire à Portsmouth étaient presque opposés. Quand tu vois Tabarly qu'on informe de l'attitude de Moitessier répondre : « Oui, c'est intéressant », tu saisis bien la différence entre les deux bonshommes. Mais ils se rejoignent en fin de compte.
Faites-vous de la voile ?
J'en ai fait un peu, mais non, pas vraiment, je n'ai pas trop le temps. Et puis je n'aime pas faire les choses à moitié. Si c'est pour faire trois petits tours dans la rade, ça ne me dit rien. J'aimerais naviguer, mais alors, ce serait pour partir longtemps. J'ai déjà pensé à enregistrer quelque chose en mer. Alors oui, la voile, ça me plairait bien, mais je la garde pour plus tard (rires).
Pourquoi avez-vous choisi de privilégier le piano, avec neuf morceaux sur quinze en solo, dans l'album « Tabarly » ?
Pour être tout à fait franc, la vraie réponse est que je n'avais pas vraiment le temps de faire autre chose (rires). Mais ça ne veut pas dire que j'ai baclé le travail ! En plus, ça cadrait bien. Je travaille sur mon propre album où il n'y a pas beaucoup de piano. Ce projet m'a permis d'en refaire et j'y ai pris beaucoup de plaisir.
L'album du film « Tabarly » sort en vinyle avant d'être disponible en CD. Restez-vous attaché à ce support ?
Moi, je n'écoute pas de CD, je n'achète que du vinyle, déjà parce que le son est meilleur. À côté, il y aura le MP3. Même si je trouve le téléchargement illégal un peu dégueulasse, c'est un support qui permet de faire plein de découvertes. Et puis c'est bien de pouvoir écouter de la musique en voyageant. Par contre, le son du MP3 sur une chaîne est ultra-pourri. Je crois qu'à terme devraient ne rester que le MP3 et le vinyle.
Propos recueillis par Frédéric Jambon
17:41 Publié dans Edition 2008 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Yann Tiersen, musique de film, Tabarly, Grand Prix du Disque du Télégramme
10.12.2008
Red Cardell. "Le banquet de cristal"
(KELTIA MUSIQUE)
Sites : www.redcardell.com
INTERVIEW PARUE LE 23 AVRIL 2008 DANS LA PAGE MUSIQUES DU TELEGRAMME
Du cristal pour fêter ses 15 ans et un banquet pour les amis : Tiersen, Miossec, Al K Traxx, Jimme O’Neill, Dan Ar Braz... Tous revisitent le répertoire de Red Cardell dans un album d’une richesse incroyable.
Le casting du « Banquet de Cristal » est impressionnant. Comment s’est fait le choix des invités ?
Pour la plupart, ce sont des gens que l’on connaît depuis longtemps. Comme c’était pour fêter nos quinze ans, on voulait se faire plaisir en invitant ceux avec lesquelson a sympathisé et partagéla scène. On retrouve ceux quiétaient déjà là sur l’album « Naître », comme Louise Ebrel, Al K Traxx et Farid Aït Siameur par exemple, mais aussi Stéphane Mellino, Oleg Skripka et Gérard Blanchard que l’on connaît depuis 20 ans. Par contre, on a rencontré Dr Das sur MySpace - Manu est fan d’Asian Dub Foundation -. On lui a proposé par mail de mixer un morceau et il était OK !
Avec Tiersen, Miossec, les frères Guichen et vous, ça fait quatre représentants du Grand Prix du Disque du Télégramme réunis à votre banquet. Vous vous connaissiez ? On connaissait les frères Guichen parce qu’on faisait souvent le boeuf ensemble du temps d’Ar Re Yaouank. On tenait vraiment à ce qu’ils soient présents. Pareil pour Christophe Miossec, on se connaissait un peu pour avoir partagé quelques scènes. Mais Yann Tiersen, on l’a vraiment rencontré quand il nous a remis le Grand Prix en 2007. C’est ce jour-là qu’on lui a demandé s’il voulait bien participer à notre projet.
Est-ce que le choix des morceaux leur a été imposé ?
Il y a des artistes à qui on voulait proposer des chansons comme Thomas Fersen. On trouvait sympa ’idée qu’il reprenne «Le p’tit bistrot » version yukulélé. À d’autres, on a envoyé plusieurs disques en leur demandant de choisir un titre. Yann Tiersen avait fait son choix dès le départ. Pour lui, c’était une évidence de reprendre «A Montparnasse ».
Quelle liberté avez-vous laissée aux invités pour les arrangements ?
Ce qui fait l’intérêt de cet album, c’est justement cette liberté. Le principe était de rentrer en studio ensemble et de travailler vraiment en collaboration. On laissait l’invité orienter le choix des arrangements, des instruments, de l’enregistrement…
C’était passionnant pour nous parce qu’ils ont tous des façons de faire différentes. On voulait que chacun d’entre eux
apporte sa touche personnelle. Nous, on a épousé les techniques et l’univers musical de chacun tout en gardant la base accordéon-guitare-batterie de Red Cardell. Le but, c’était d’arriver à une vraie fusion entre leurs univers et le nôtre.
Vous passez de la chanson à l’électro, du rock aux rythmes bretons, slaves et orientaux. Ça n’a pas été compliqué de s’adapter à d’autres codes musicaux ?
C’est toujours intéressant de voir comment les autres abordent les choses. Quand on commençait une prise, on ne savait pas toujours où on allait, mais on pouvait se laisser guider par le regard de l’autre. On était détendu, c’était cool. Quand on fait un disque avec Red Cardell, on se pose toujours plein de questions. Voir d’autres musiciens travailler, ça nous a beaucoup appris. Ça nous a conforté dans certains de nos choix et donné des idées pour l’avenir.
Qu’est-ce qui vous éclate le plus dans votre métier de musicien depuis 15 ans ?
Moi, c’est l’impression d’être comme au premier jour. Ce qui m’éclate, c’est d’avoir toujours autant de projets avec le groupe. On a encore la pêche et plein de trucs à dire. Là, on pense déjà au prochain album. On a l’intention de revenir à du Red Cardell, à quelque chose de plus simple, sans invités. On a beaucoup de chance, l’aventure Red Cardell est vraiment passionnante.
Propos recueillis par Catherine Richard
18:10 Publié dans Edition 2008 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grand Prix du Disque du Télégramme, Red Cardell, Thomas Fersen, Christophe Miossec, Yann Tiersen, Dan Ar Braz, Philippine
07.10.2008
Septième édition
Qui succédera à l'Ensemble Matheus, aux frères Guichen, à Red Cardell, Yann Tiersen, Christophe Miossec et Denez Prigent ? Réponse début 2010. Le septième Grand Prix du Disque du Télégramme devrait être officiellement lancé en septembre 2009.
Le lauréat du septième Grand Prix du Disque du Télégramme inscrira son nom dans une prestigieuse lignée. Les six premières éditions ont, en effet, récompensé des albums de toute beauté : « Sarac’h» de Denez Prigent (le prix concernait des CD sortis en 2003), « 1964 » de Miossec (2004), « Les retrouvailles» de Yann Tiersen (2005), « Naître» de Red Cardell (2006), « Dreams of Brittany » (2007) des frères Guichen et "Nisi Dominus Vivaldi Stabat Mater" de l'Ensemble Matheus (2008). Aucun de ces opus n’a pris une ride. Ils ne relevaient pas d’effets de mode et méritent toujours de figurer en bonne place dans les rayons de disquaires.
Du sang, du son ou du coeur
À partir de la seconde édition, le Grand Prix du Disque du Télégramme a souhaité également distinguer le meilleur premier album parmi les candidats. « Elovation », du groupe brestois Sheer. K, a ouvert le palmarès, suivi de « Décembre en été » de Da Silva, de « Repenti » de Renan Luce, d’« Addis Kan » du Badume’s Band et enfin de "Life is elsewhere" de Robin Foster. Nous proposons au vainqueur du Grand Prix du Disque du Télégramme de devenir le président de l’édition suivante. Comme l’avaient fait leurs prédécesseurs, les membres de l'Ensemble Matheus ont accepté le rôle.
Le Grand Prix du Disque du Télégramme vise toujours à récompenser le meilleur album sorti au cours de l’année civile - en l’occurrence 2009-, quel que soit son style et son producteur, pourvu qu’il remplisse la condition sine qua non: posséder un lien avec la
Bretagne. Ce lien peut être de différentes natures : du sang (si l’artiste est breton), du son (si la musique possède des racines armoricaines) ou, tout simplement, du coeur (affinité forte revendiquée avec la Bretagne). Les compilations et singles sont exclus de la sélection.
Sept représentants des lecteurs dans le jury
63 albums ont concouru la première année, 64 la seconde, 65 la troisième, 70 en 2006 et 73 en 2007 et 86 ’an dernier, témoignant ainsi de l’extraordinaire dynamisme des musiciens de Bretagne. Qualité, créativité, diversité ont à chaque fois été au rendez-vous.
Dès le début, Le Télégramme a tenu à associer ses lecteurs au jury. Leur indispensable présence permet de refléter le plus fidèlement possible les goûts des très nombreux passionnés de musique vivant en Bretagne. Amateurs dans le sens le plus noble du terme, les sept personnes sélectionnées sur courrier garantissent la crédibilité et la transparence du Grand Prix. Quant aux artistes désireux de présenter un opus, nous les remercions de bien vouloir l’expédier en quinze exemplaires (un par membre du jury) à l’adresse indiquée en note. Cette fois encore, Le Télégramme assurera une importante promotion du Grand Prix du Disque, de son lauréat et de tous les albums participant.
Le palmarès devrait être révélé en février 2010.
Le Télégramme, Grand Prix du Disque, BP 67243, 29672 Morlaix cedex
Tél. 02.98.62.75.69
16:10 Publié dans Edition 2008 | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grand prix du disque du télégramme, denez prigent, christophe miossec, yann tiersen, red cardell, guichen
31.01.2008
L'album "Dreams of Brittany" des frères Guichen lauréat de la cinquième édition du Grand Prix du Disque du Télégramme
Jean-Charles et Fred Guichen sont les lauréats du cinquième Grand Prix du Disque du Télégramme avec leur album « Dreams of Brittany ». Ils succèdent au palmarès à Denez Prigent (pour son disque « Sarac’h »), Miossec (« 1964 »), Yann Tiersen (« Les retrouvailles ») et Red Cardell (« Naître »). Les frères Guichen se sont distingués dans une compétition particulièrement ardue cette année, puisqu’elle comptait 73 albums : un record depuis les débuts du Grand Prix ! Tous remplissaient les critères d’admission : être sorti au cours de l’année 2007 et posséder un lien avec la Bretagne.
L’ambition du Grand Prix du Disque est de refléter et partager les goûts des lecteurs du Télégramme. D’où leur indispensable présence dans le jury. Quatre femmes et trois hommes ont ainsi été sélectionnés sur lettre de motivation. Ils formaient la moitié du jury, l’autre étant constituée de disquaires, du co-président du Festival des Vieilles Charrues, du programmateur de France Bleu Breiz Izel et de journalistes-chroniqueurs du Télégramme.
« Dreams of Brittany » a conquis les jurés. Au fil d’une délibération où près de 40 albums ont été mis en exergue, le disque des frères Guichen s’est échappé d’un quintet de tête éclectique. Y figuraient aussi Dominic Sonic (« Phalanstère # 7 »), Matmatah (« La Cerise »), Kohann (« Hypnotic ») et Pat O’May.
Les jurés ont attribué un autre prix : celui du meilleur premier album 2007. Il revient au Badume’s Band pour « Addis Kan ». Une distinction pleine de promesses pour l’avenir, au regard des précédents lauréats dans cette catégorie : Sheer.K (« Elovation »), Da Silva (« Décembre en été ») et Renan Luce (« Repenti »).
12:35 Publié dans Edition 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grand Prix du Disque du Télégramme, palmarès, Guichen, Badume's Band, Denez Prigent, Miossec, Yann Tiersen
19.09.2007
Cinquième édition
La cinquième édition du Grand Prix du Disque du Télégramme est lancée. Elle désignera le meilleur album possédant un lien avec la Bretagne, sorti entre janvier et décembre 2007.
Le lauréat du cinquième Grand Prix du Disque du Télégramme inscrira son nom dans une prestigieuse lignée. Les quatre premières éditions ont, en effet, récompensé des albums magnifiques : « Sarac'h » de Denez Prigent (le prix concernait des CD sortis en 2003), « 1964 » de Miossec (disques de 2004), « Les retrouvailles » de Yann Tiersen (2005) et « Naître » de Red Cardell (2006). Le succès de ces opus ne relevait pas d’effets de mode. Ils demeurent toujours en bonne place dans les rayons des disquaires.
Du sang, du son ou du cœur
A partir de la seconde édition, le Grand Prix du Disque du Télégramme a souhaité également distinguer le meilleur premier album parmi les candidats. « Elovation », du groupe brestois Sheer.K, a ouvert le palmarès, suivi de « Décembre en été » de Da Silva puis de « Repenti » de Renan Luce.
Nous proposons au vainqueur du Grand Prix du Disque du Télégramme de devenir le président de l'édition suivante. Comme l'avaient fait Denez Prigent, Christophe Miossec et Yann Tiersen, le groupe Red Cardell a accepté le rôle.
Le Grand Prix du Disque du Télégramme vise toujours à récompenser le meilleur album sorti au cours de l'année civile - en l'occurrence 2007 -, quel que soit son style et son producteur, pourvu qu'il remplisse la condition sine qua non : posséder un lien avec la Bretagne.
Ce lien peut être de différentes natures : du sang (si l'artiste est breton), du son (si la musique possède des racines armoricaines) ou, tout simplement, du cœur (affinité forte revendiquée avec la Bretagne).
Les compilations et singles sont exclus de la sélection. 63 albums ont concouru la première année, 64 la seconde, 65 la troisième, 70 l’an dernier, témoignant ainsi de l'extraordinaire dynamisme des musiciens de Bretagne.
Qualité, créativité, diversité ont à chaque fois été au rendez-vous.
Dès le début, Le Télégramme a tenu à associer ses lecteurs au jury. Leur indispensable présence permet de refléter le plus fidèlement possible les goûts des très nombreux passionnés de musique vivant en Bretagne. Amateurs dans le sens le plus noble du terme, les personnes sélectionnées sur courrier garantissent la crédibilité et la transparence du Grand Prix.
Supplément spécial
Quant aux artistes désireux de présenter un opus, nous les remercions de bien vouloir l'adresser en quinze exemplaires (un par membre du jury) à l’adresse indiquée en note.
Cette fois encore, Le Télégramme assurera une importante promotion du Grand Prix du Disque, de son lauréat et de tous les albums participants en leur consacrant un supplément spécial. Il devrait paraître le jeudi 31 janvier 2008, en même temps que sera révélé le nom du successeur de Red Cardell.
France Bleu Breiz Izel suivra l’évolution du Grand Prix sur ses ondes.
Chaque année, un plasticien breton crée librement l’œuvre remise au lauréat. Après Kito, Paul Bloas, Michel Thamin et Yvon Joncourt, la Costarmoricaine Danielle Le Bricquir a accepté de réaliser un trophée original.
Adresse d’envoi des CD : Le Télégramme/Sorties - Grand Prix du Disque - BP 67243 - 29672 Morlaix cedex.
16:15 Publié dans Edition 2007 | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grand prix du disque, denez prigent, miossec, yann tiersen, red cardell, sheer.K, Da Silva
Red Cardell : " Le Grand Prix du Disque a aussi un sens à l’étranger "
Red Cardell prépare actuellement l’album de ses quinze ans en studio à Plestin-les-Grèves. Nous y avons récemment retrouvé deux membres du trio : l’accordéoniste Jean-Michel Moal et le chanteur-guitariste Jean-Pierre Riou. Entretien.
14:15 Publié dans Edition 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grand prix du disque, red cardell, Thomas Fersen, Gérard Blanchard, Yann Tiersen, Dan Ar Braz, frères Guichen
08.02.2007
Edition 2006
RED CARDELL, PREMIER GROUPE LAUREAT DU GRAND PRIX DU DISQUE DU TELEGRAMME
Après Denez Prigent (pour l’album « Sarac’h »), Miossec (« 1964 ») et Yann Tiersen (« Les retrouvailles »), précédents vainqueurs du Grand Prix du Disque du Télégramme, Red Cardell devient le premier groupe à inscrire son nom au palmarès. Avec son opus « Naître », le trio gagne une quatrième édition particulièrement relevée. Elle a été marquée par la participation record de 70 albums.
Tous remplissaient les critères d’admission : être sorti au cours de l’année 2006 et posséder un lien avec la Bretagne. Un lien à définition ouverte puisqu’il peut être aussi bien du sang (si le groupe est breton, quel que soit son style), du son (il vient d’ailleurs mais intègre des éléments de musique bretonne à son répertoire) que du cœur (condition : posséder de réelles affinités avec notre région).
L’ambition du Grand Prix du Disque est de refléter et partager les goûts des lecteurs du Télégramme passionnés de musique. D’où leur indispensable présence dans le jury. Quatre femmes et trois hommes âgés de 16 à 56 ans ont ainsi été sélectionnés sur lettre de motivation. Ils formaient la moitié du jury, l’autre étant constituée de disquaires, président de festival et journalistes-chroniqueurs du Télégramme.
Red Cardell est un superbe gagnant. Au fil de délibérations où plus de trente albums ont été mis en exergue, le trio s’est échappé d’un quinté de tête éclectique. En effet, le chanteur traditionnel Yann-Fañch Kemener (« Dialogues »), l’Ensemble Matheus (opéra « Griselda »), le jazzman Pierrick Pédron (« Deep in a dream ») et Renan Luce (« Repenti ») le complétaient.
Dernier nommé, le jeune chanteur morlaisien ne rentre pas bredouille puisqu’il remporte le prix du meilleur premier album. Da Silva (« Décembre en été ») l’an passé, et Sheer.K (« Elovation ») en 2005, avaient préalablement reçu cette distinction.
10:55 Publié dans Edition 2006 | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Red Cardell, Renan Luce, Yann Tiersen, grand prix du disque
24.11.2006
Yann Tiersen. "On Tour"
Yann Tiersen étant le président du Grand Prix du Disque du Télégramme, son album "On Tour" ne participe pas à la compétition 2006. Il figurera par contre sur le supplément spécial Grand Prix du Disque que le Télégramme publiera en février 2007.
Yann Tiersen est un artiste en (r)évolution permanente. Les CD et DVD live qu’il sort simultanément sonnent résolument rock.
Le CD et le DVD « On Tour » rendent compte de la tournée internationale de Yann Tiersen.
LE CD
L’album n’est pas la reproduction d’un concert de la tournée des « Retrouvailles ». Compact, il est resserré sur onze titres, morceaux choisis parmi les plus intenses. Ils composent un album de rock mélodique et tendu. Oubliés piano et accordéon, ce sont les guitares électriques que Yann Tiersen et son band mettent en avant. Les notes irréelles des ondes Martenot flottent sur cet univers plutôt sombre, mais avec des éclaircies. Les voix y ont aussi la part belle. Yann Tiersen chante lui-même « La terrasse », « Les bras de mer » et un inédit, « La rade », présenté dans ses deux versions, live et studio. Le Ouessantin de coeur aime toujours autant les références maritimes.
Hormis celui de Marc Sens sur la reprise décapante de « State of shock », les autres chants sont féminins. On retrouve avec bonheur la toujours envoûtante Elisabeth Frazer dans la ballade «Mary ». L’apparition de Diam’s est plus inattendue. Le CD présente la version à frissons de « Ma France à moi » que la rappeuse et le groupe de Yann Tiersen, renforcé de Grégoire des Têtes Raides, ont présentée au dernier Printemps de Bourges.
Enfin, le violon n’est pas oublié : c’est à l’archet que Yann Tiersen sonne le « 1er réveil par temps de guerre », autre instrumental inédit.
LE DVD
La majorité des morceaux du CD figure sur le DVD, augmentée de beaucoup d’autres puisque le film présente plus de 20 titres, bonus compris. Le roadmovie de la réalisatrice Aurélie du Boys suit le groupe de Yann Tiersen à travers l’Europe, à Beyrouth, à Tokyo. Il prend aussi le temps d’apprécier sa prestation au dernier Festival des Vieilles Charrues de Carhaix. Les séquences de concerts s’entremêlent et se fondent. Nerveuse, surprenante, la caméra emporte le spectateur sur scène, en coulisses, dans le tour-bus, fixe les commentaires du public à travers les pays. Un DVD sans temps mort. Comme un concert de Tiersen.
Frédéric Jambon
Site officiel : www.yanntiersen.com
18:10 Publié dans Edition 2006 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : yann tiersen, diam's, têtes raides, elisabeth frazer, marc sens, retrouvailles, rock








