08.02.2007
Edition 2006
RED CARDELL, PREMIER GROUPE LAUREAT DU GRAND PRIX DU DISQUE DU TELEGRAMME
Après Denez Prigent (pour l’album « Sarac’h »), Miossec (« 1964 ») et Yann Tiersen (« Les retrouvailles »), précédents vainqueurs du Grand Prix du Disque du Télégramme, Red Cardell devient le premier groupe à inscrire son nom au palmarès. Avec son opus « Naître », le trio gagne une quatrième édition particulièrement relevée. Elle a été marquée par la participation record de 70 albums.
Tous remplissaient les critères d’admission : être sorti au cours de l’année 2006 et posséder un lien avec la Bretagne. Un lien à définition ouverte puisqu’il peut être aussi bien du sang (si le groupe est breton, quel que soit son style), du son (il vient d’ailleurs mais intègre des éléments de musique bretonne à son répertoire) que du cœur (condition : posséder de réelles affinités avec notre région).
L’ambition du Grand Prix du Disque est de refléter et partager les goûts des lecteurs du Télégramme passionnés de musique. D’où leur indispensable présence dans le jury. Quatre femmes et trois hommes âgés de 16 à 56 ans ont ainsi été sélectionnés sur lettre de motivation. Ils formaient la moitié du jury, l’autre étant constituée de disquaires, président de festival et journalistes-chroniqueurs du Télégramme.
Red Cardell est un superbe gagnant. Au fil de délibérations où plus de trente albums ont été mis en exergue, le trio s’est échappé d’un quinté de tête éclectique. En effet, le chanteur traditionnel Yann-Fañch Kemener (« Dialogues »), l’Ensemble Matheus (opéra « Griselda »), le jazzman Pierrick Pédron (« Deep in a dream ») et Renan Luce (« Repenti ») le complétaient.
Dernier nommé, le jeune chanteur morlaisien ne rentre pas bredouille puisqu’il remporte le prix du meilleur premier album. Da Silva (« Décembre en été ») l’an passé, et Sheer.K (« Elovation ») en 2005, avaient préalablement reçu cette distinction.
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07.02.2007
Renan Luce. "Repenti"
CHANSON FRANCAISE
(BARCLAY/UNIVERSAL)
Dès son premier album, l’ex Morlaisien Renan Luce a su se concilier les bonnes grâces des auditeurs et de la critique. Des débuts prometteurs illustrés par « Les voisines », premier titre très enlevé actuellement diffusé sur les ondes. Cette singulière histoire de voyeurisme est un bel échantillon de l’imaginaire débridé du chanteur. Voix éraillée, ambiance folk voire country, Renan Luce décline, avec une sorte de mélancolie joyeuse, une galerie de personnages atypiques : un ancien affranchi de Little Italy planqué dans la banlieue de Dijon (« Repenti »), un fossoyeur narcoleptique (« Monsieur Marcel »), une « Camelote » ou… une feuille (« Je suis une feuille »). Renan Luce a pris son envol mais il n’a pas tourné le dos à sa Bretagne. « Je garde une boussole pour revenir sur mes pas », assure-t-il dans « Mes racines », son titre le plus personnel, et le plus réussi.
Samuel Uguen
DISQUE ELU MEILLEUR PREMIER ALBUM 2006
"UN GRAND BONHEUR"
« Ce prix du Télégramme du meilleur premier album me procure un grand bonheur, savoure Renan Luce. Parce que le disque contient pas mal de chansons que j’ai écrites en Bretagne. Il concrétise en quelque sorte le rêve que j’ai nourri pendant longtemps en grandissant près de Morlaix ».
Le chanteur ajoute modestement avoir « beaucoup de chance» En constatant l’accueil que lui réserve le public depuis des mois.
Créer une ambiance
Ses admirateurs (trices) se recrutent parmi les amateurs d’une chanson française en plein renouveau. Beaucoup de spectateurs l’ont découvert dans l’exercice périlleux des premières parties de Bénabar ou Thomas Fersen. A chaque fois, ils sont entrés avec délice dans le monde du Morlaisien qui sait si bien capter leur imaginaire.
Les treize chansons de son album « Repenti » se dégustent comme autant de petites nouvelles.
De sa voix chaude, légèrement éraillée, Renan Luce sait vous faire partager les pensées d’un mafioso repenti, vivre les émois que procure la vision des lingeries d’une voisine, exprimer l’angoisse de la page blanche telle que la feuille de papier elle-même la ressent…
« J’aime faire rentrer les gens dans un univers un peu particulier, rapporte l’artiste. Dès les premiers mots, il faut créer une ambiance, essayer de situer le lieu, la personne. L’intention est d’embarquer l’auditeur dans une histoire le plus souvent imaginaire, en utilisant les images poétiques les plus à même d’exprimer un sentiment ».
Ses premiers concerts en tant qu’auteur-compositeur-interprète datent d’il y a huit ans, lorsque le patron du bar le Sablier à Rennes lui a ouvert sa petite scène. C’était la concrétisation d’une vocation de chanteur sans cesse affirmée. « Depuis vraiment petit, c’est toujours ce que j’ai voulu faire le plus », se souvient le musicien aujourd’hui âgé de 26 ans.
Après un passage par Toulouse, Renan Luce part à la conquête de Paris. Pendant un an, il interprète ses chansons tous les dimanches dans un petit théâtre à Paris. Un directeur artistique de chez Barclay/Universal l’y repère. « Repenti » sera le fruit de leur collaboration.
C’est la première balise d’une carrière qu’on souhaite aussi riche à Renan Luce que fut celle de ses modèles : Brassens, Brel et Nougaro.
Frédéric Jambon
Site officiel : http://renanluce.artistes.universalmusic.fr
23:05 Publié dans Edition 2006 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : renan luce, morlaix, chanson, prix du disque







