31.01.2008

L'album "Dreams of Brittany" des frères Guichen lauréat de la cinquième édition du Grand Prix du Disque du Télégramme

Jean-Charles et Fred Guichen sont les lauréats du cinquième Grand Prix du Disque du Télégramme avec leur album « Dreams of Brittany ». Ils succèdent au palmarès à Denez Prigent (pour son disque « Sarac’h »), Miossec (« 1964 »), Yann Tiersen (« Les retrouvailles ») et Red Cardell (« Naître »). Les frères Guichen se sont distingués dans une compétition particulièrement ardue cette année, puisqu’elle comptait 73 albums : un record depuis les débuts du Grand Prix ! Tous remplissaient les critères d’admission : être sorti au cours de l’année 2007 et posséder un lien avec la Bretagne.
L’ambition du Grand Prix du Disque est de refléter et partager les goûts des lecteurs du Télégramme. D’où leur indispensable présence dans le jury. Quatre femmes et trois hommes ont ainsi été sélectionnés sur lettre de motivation. Ils formaient la moitié du jury, l’autre étant constituée de disquaires, du co-président du Festival des Vieilles Charrues, du programmateur de France Bleu Breiz Izel et de journalistes-chroniqueurs du Télégramme.
« Dreams of Brittany » a conquis les jurés. Au fil d’une délibération où près de 40 albums ont été mis en exergue, le disque des frères Guichen s’est échappé d’un quintet de tête éclectique. Y figuraient aussi Dominic Sonic (« Phalanstère # 7 »), Matmatah (« La Cerise »), Kohann (« Hypnotic ») et Pat O’May.
Les jurés ont attribué un autre prix : celui du meilleur premier album 2007. Il revient au Badume’s Band pour « Addis Kan ». Une distinction pleine de promesses pour l’avenir, au regard des précédents lauréats dans cette catégorie : Sheer.K (« Elovation »), Da Silva (« Décembre en été ») et Renan Luce (« Repenti »).

19.09.2007

Cinquième édition

La cinquième édition du Grand Prix du Disque du Télégramme est lancée. Elle désignera le meilleur album possédant un lien avec la Bretagne, sorti entre janvier et décembre 2007.

Le lauréat du cinquième Grand Prix du Disque du Télégramme inscrira son nom dans une prestigieuse lignée. Les quatre premières éditions ont, en effet, récompensé des albums magnifiques : « Sarac'h » de Denez Prigent (le prix concernait des CD sortis en 2003), « 1964 » de Miossec (disques de 2004), « Les retrouvailles » de Yann Tiersen (2005) et « Naître » de Red Cardell (2006). Le succès de ces opus ne relevait pas d’effets de mode. Ils demeurent toujours en bonne place dans les rayons des disquaires.


Du sang, du son ou du cœur


A partir de la seconde édition, le Grand Prix du Disque du Télégramme a souhaité également distinguer le meilleur premier album parmi les candidats. « Elovation », du groupe brestois Sheer.K, a ouvert le palmarès, suivi de « Décembre en été » de Da Silva puis de « Repenti » de Renan Luce.
Nous proposons au vainqueur du Grand Prix du Disque du Télégramme de devenir le président de l'édition suivante. Comme l'avaient fait Denez Prigent, Christophe Miossec et Yann Tiersen, le groupe Red Cardell a accepté le rôle.

Le Grand Prix du Disque du Télégramme vise toujours à récompenser le meilleur album sorti au cours de l'année civile - en l'occurrence 2007 -, quel que soit son style et son producteur, pourvu qu'il remplisse la condition sine qua non : posséder un lien avec la Bretagne.
Ce lien peut être de différentes natures : du sang (si l'artiste est breton), du son (si la musique possède des racines armoricaines) ou, tout simplement, du cœur (affinité forte revendiquée avec la Bretagne).
Les compilations et singles sont exclus de la sélection. 63 albums ont concouru la première année, 64 la seconde, 65 la troisième, 70 l’an dernier, témoignant ainsi de l'extraordinaire dynamisme des musiciens de Bretagne.
Qualité, créativité, diversité ont à chaque fois été au rendez-vous.


Dès le début, Le Télégramme a tenu à associer ses lecteurs au jury. Leur indispensable présence permet de refléter le plus fidèlement possible les goûts des très nombreux passionnés de musique vivant en Bretagne. Amateurs dans le sens le plus noble du terme, les personnes sélectionnées sur courrier garantissent la crédibilité et la transparence du Grand Prix.


Supplément spécial


Quant aux artistes désireux de présenter un opus, nous les remercions de bien vouloir l'adresser en quinze exemplaires (un par membre du jury) à l’adresse indiquée en note.
Cette fois encore, Le Télégramme assurera une importante promotion du Grand Prix du Disque, de son lauréat et de tous les albums participants en leur consacrant un supplément spécial. Il devrait paraître le jeudi 31 janvier 2008, en même temps que sera révélé le nom du successeur de Red Cardell.
France Bleu Breiz Izel suivra l’évolution du Grand Prix sur ses ondes.

Chaque année, un plasticien breton crée librement l’œuvre remise au lauréat. Après Kito, Paul Bloas, Michel Thamin et Yvon Joncourt, la Costarmoricaine Danielle Le Bricquir a accepté de réaliser un trophée original.


 

Adresse d’envoi des CD : Le Télégramme/Sorties - Grand Prix du Disque - BP 67243 - 29672 Morlaix cedex.

17.02.2006

Yann Tiersen. "Les retrouvailles"

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LABELS / VIRGIN


Yann Tiersen célèbre de lumineuses « retrouvailles » avec Ouessant où il avait déjà composé son disque « Le phare » en 1998. Concis, ses seize nouveaux morceaux irradient une musique resplendissante, mélancolique ou joyeuse, éthérée ou énergique, toujours unique. Le multi-instrumentiste interprète seul la plupart de ses créations en superposant les enregistrements de piano, violon, guitares, clavecins, mélodica, machine à écrire... Quelques chansons limpides viennent compléter l’opus. Yann Tiersen a alors fait appel aux voix de Liz Frazer (Cocteau Twins), Stuart Staples (Tindersticks) et de ses complices Jane Birkin, Dominique A et Miossec.

ALBUM LAUREAT

DU GRAND PRIX DU DISQUE LE MAG' LE TELEGRAMME 2005

 

LE MONDE DE YANN TIERSEN

Depuis plus de dix ans, Yann Tiersen nous invite à parcourir son monde profondément original, d’une beauté singulière et universelle.

Le troisième Grand Prix du Disque marque les « retrouvailles » de Yann Tiersen avec Le Télégramme puisque la rédaction de notre journal l’avait élu « Breton de l’année 2001 ». Il y a cinq ans, la musique du compositeur et poly-instrumentiste avait touché le très grand public grâce à la bande originale du film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ».

Affranchi des modes

Si la notoriété du musicien n’avait pas encore atteint de telles cimes, son talent n’était déjà plus un secret. Dès la sortie de son premier album en 1995, «<TH>La valse des monstres<TH>», Yann Tiersen a montré qu’il détenait les clés d’un monde original, à la fois mélancolique, tonique et serein, et totalement affranchi des modes. Il en peint les paysages et les émotions en privilégiant les instrumentaux. Des chansons qu’il interprète rarement lui-même viennent les compléter.
L’artiste, qui est né à Brest le 23 juin 1970 et a grandi à Rennes, peut s’appuyer sur une solide culture classique. Il l’a acquise dans des conservatoires où il a étudié violon, piano et écriture orchestrale. Il s’est également essayé à la guitare rock, apprenant de surcroît l’accordéon dont il joue en virtuose. Son instrumentarium ne s’arrête pas là. Yann Tiersen utilise dans ses compositions de nombreuses sonorités rares pouvant aller des ondes Martenot à un orchestre symphonique en passant par la frappe des touches d’une machine à écrire.
 

Globe-trotter

" Les retrouvailles » sont le onzième album du Breton. « Le phare » (1998), « L’Absente » (2001) et le double live « C’était ici » (2002) constituent d’autres pièces maîtresses de sa discographie. Mais c’est la musique d’« Amélie Poulain » qui lui a valu de prestigieuses distinctions : un César et une Victoire. Yann Tiersen détient une seconde Victoire, obtenue elle aussi pour la bande originale d’un film. Cette fois, c’est Wolfgang Becker, le réalisateur allemand de « Good-bye Lenin », qui a su le convaincre d’apporter sa magie à sa tragi-comédie. Et ce n’est sûrement pas l’effet du hasard si le film a triomphé dans toute l’Europe en 2003.
Les climats sensibles de Yann Tiersen exercent une séduction sans frontières. D’où les tournées internationales du musicien pour qui la scène demeure une priorité. Après s’être consacré à l’album « Les retrouvailles » jusqu’à sa sortie en mai, il a multiplié les voyages en 2005. Car s’il n’a pas boudé la Bretagne en se produisant notamment à Art Rock à Saint-Brieuc et au Festival Interceltique de Lorient, sans oublier sa salle-fétiche du Vauban de Brest, il a aussi joué les globe-trotters. Le Japon, le Canada et de nombreux pays européens l’ont accueilli avec son groupe.

 Frédéric Jambon

 

 

 

INTERVIEW DE YANN TIERSEN :

"JE N'ESSAIE PAS DE BRODER" 

 

Yann Tiersen nous a accordé un entretien à Rennes. Il y réside actuellement lorsqu’il n’est ni en tournée, ni à Ouessant. Il rejoint l’île aussi souvent que possible. C’est d’ailleurs là où a été conçu son album « Les retrouvailles».

Vous êtes un habitué des distinctions puisque vous possédez déjà un César ainsi que son équivalent allemand, deux Victoires de la Musique... Que représente pour vous l’obtention du Grand Prix du Disque Le Mag’ Le Télégramme ?
Ça me fait super plaisir parce que ce ne sont pas des professionnels du cinéma ou de la musique qui votent en interne comme c’est le cas avec les Césars et les Victoires. Ça devient alors la SNCF qui élit le meilleur contrôleur, je trouve ça un peu nase. Je préfère le Grand Prix du Disque parce qu’il vient des lecteurs et de la presse : c’est plus intéressant et plus clair.
A quelles « retrouvailles » votre album fait-il référence ?
Au départ, le titre est un clin d’œil. Quand j’ai terminé « L’Absente », je m’étais dit, il faudra que le prochain disque s’appelle « Les retrouvailles ». Mais c’était un titre abstrait. Après, c’est vrai que pour préparer l’album, j’ai retrouvé Ouessant où j’avais déjà enregistré « Le phare » il y a huit ans. J’ai aussi renoué avec une façon de travailler en solitaire. L’idée, c’était de partir pendant six mois à Ouessant, d’y bosser sur des embryons d’idées, de les enregistrer et puis de tout reprendre par la suite.
Quelle est la trace d’Ouessant dans votre musique ?
Elle n’est pas forcément consciente. C’est un endroit que j’aime bien, et puis il y a Phiphi (NDLR : patron de « La boulange », bar-boulangerie qui a donné son nom à un des morceaux des « retrouvailles ») et tout le monde. Je n’y vais pas pour trouver une inspiration mais pour être tranquille, me sentir bien et pouvoir aller au bistrot si je suis en panne d’idées (rires). Et puis Ouessant est un endroit qui m’est cher où j’allais déjà beaucoup quand j’étais petit.
Votre envie de travailler en solitaire correspondait-elle à un désir de liberté plus grande ?
Quand on travaille avec quelqu’un, il faut proposer un truc déjà un peu construit. Mes morceaux peuvent partir de tellement rien que ça m’offre effectivement un grand espace de liberté d’être seul. Cela me permet de pousser les choses jusqu’où je veux les mener. Je ne suis pas quelqu’un de directif, je n’aime pas commander les gens. D’ailleurs, pour la tournée actuelle, nous reprenons les morceaux des « retrouvailles » en groupe dans des versions très différentes. Chacun apporte sa personnalité et cela sonne assez rock.
Sur le disque, les morceaux sont courts, un seul dépassant les quatre minutes. Est-ce par souci d’aller à l’essentiel ?
J’aime bien les choses assez courtes. Si j’ai une idée, je l’expose et je n’essaie pas de broder autour au risque d’en faire un morceau... chiant (rires). Plutôt que de la développer, je préfère garder une structure assez brute et rapide.
Vous maîtrisez une multitude d’instruments dont vous jouez dans le disque. Est-ce pour élargir au maximum la palette des couleurs musicales ?
Je ne peux pas dire que je maîtrise tous ces instruments mais, même s’il y en a que je ne domine pas, j’aime quand même bien me servir de leurs couleurs. J’ai aussi écrit les parties pour cuivres, bois et cordes qu’interprètent les orchestres et ensembles présents sur l’album.
La seule part du disque ouverte aux interventions extérieures concerne le chant. Comment avez-vous choisi vos invités ?
Il y a par exemple Liz Frazer des Cocteau Twins, avec laquelle j’avais envie de bosser depuis très longtemps. Je trouve que c’est la personne la plus créative à la voix que je connaisse. Sinon, ce sont les résultats de rencontres comme avec Stuart Staples et Jane Birkin. J’avais aussi vraiment très envie de faire quelque chose avec Christophe Miossec et Dominique A. Ça a donné « Le jour de l’ouverture ». On s’est bien amusé !
Un DVD rapporte la genèse des « retrouvailles ». Vous souhaitiez que, pour une fois, ce soit les images qui accompagnent votre musique et non l’inverse, comme lorsqu’elle devient la bande originale de films ?
L’idée, c’était de suivre tout le travail de l’album du début à la fin, mais dans un film tourné de façon très libre. Nous avons construit ce projet-là avec ma compagne, la réalisatrice Aurélie du Boys. Il aurait été impossible à une équipe de gens extérieurs de tourner ça, il fallait vraiment que ce soit fait par une personne complètement immergée dans l’histoire.

F.J.

 

 

 

INTERVIEW DE CHRISTOPHE MIOSSEC :

"YANN A UNE FABULEUSE FACULTE A SE RENOUVELER"

Nous proposons au lauréat du Grand Prix du Disque Le Mag’ Le Télégramme de devenir le président du jury de l’édition suivante. Christophe Miossec a accepté le rôle et supervisé la délibération. Impressions.
Comment avez-vous vécu cette expérience de président du jury ?
Est-ce qu’on ne pourrait pas trouver un autre mot que président ? Maréchal des logis peut-être, je ne sais pas ? En tout cas, l’expérience est super agréable. C’est marrant de voir autour de la table des personnes aussi concernées par la musique. Parce que la musique, c’est si léger, c’est de la broutille, et pourtant elle peut prendre tellement d’importance dans la vie des gens ! C’est drôle de voir ce truc futile devenir quelque chose d’un peu sérieux puisqu’il y a vote : ça me touche.
Que pensez-vous des « retrouvailles », l’album de Yann Tiersen lauréat du Grand Prix ?
Je ne peux pas en parler, je participe à l’album.
Mais vous n’avez pas participé au vote du jury, donc pas de problème éthique.
Oui et c’est très bien. Ce que je peux dire, c’est que je trouve fabuleuse la faculté qu’a Yann de se renouveler. C’est quelqu’un d’honnête, pas un marchand de soupe comme tellement de musiciens qui trouvent la ficelle et tirent sans cesse dessus. Yann n’est pas comme ça. Ce qu’il propose en concert est aussi différent de ses albums. Et son prochain disque sera encore autre chose.
Vous étiez le lauréat de l’an dernier avec votre album «1964». Quel impact principal avez-vous noté ?
Ça me rend plus crédible par rapport à mes parents. Et ça, c’est essentiel (rires) !

F.J.


Yann Tiersen a accepté d’être le président du prochain Grand Prix du Disque Le Mag’ Le Télégramme. La quatrième édition consacrera un album possédant un lien avec la Bretagne sorti en 2006.

Mass Hysteria

medium_05MASSHYSTERIA.jpgROCK

WAGRAM

En dix années d’existence, Mass Hysteria s’est imposé comme l’un des plus impressionnants monuments du rock hexagonal. Dépassant le metal-fusion de ses débuts, le groupe livre dans ce quatrième album éponyme douze chansons alliant sens et puissance. Traçant sa route entre Korn et Muse, la musique du chanteur brestois Mouss, du bassiste rennais Stéphane et de leurs trois compagnons n’hésite pas à caresser la pop pour mieux exploser ensuite. Toujours engagés du côté des plus faibles, les textes se révèlent plus intimistes que par le passé. La contribution de Christophe Miossec aux paroles de cinq chansons n’y est pas étrangère.

ALBUM COUP DE COEUR 2005