07.10.2008
Septième édition
Qui succédera à l'Ensemble Matheus, aux frères Guichen, à Red Cardell, Yann Tiersen, Christophe Miossec et Denez Prigent ? Réponse début 2010. Le septième Grand Prix du Disque du Télégramme devrait être officiellement lancé en septembre 2009.
Le lauréat du septième Grand Prix du Disque du Télégramme inscrira son nom dans une prestigieuse lignée. Les six premières éditions ont, en effet, récompensé des albums de toute beauté : « Sarac’h» de Denez Prigent (le prix concernait des CD sortis en 2003), « 1964 » de Miossec (2004), « Les retrouvailles» de Yann Tiersen (2005), « Naître» de Red Cardell (2006), « Dreams of Brittany » (2007) des frères Guichen et "Nisi Dominus Vivaldi Stabat Mater" de l'Ensemble Matheus (2008). Aucun de ces opus n’a pris une ride. Ils ne relevaient pas d’effets de mode et méritent toujours de figurer en bonne place dans les rayons de disquaires.
Du sang, du son ou du coeur
À partir de la seconde édition, le Grand Prix du Disque du Télégramme a souhaité également distinguer le meilleur premier album parmi les candidats. « Elovation », du groupe brestois Sheer. K, a ouvert le palmarès, suivi de « Décembre en été » de Da Silva, de « Repenti » de Renan Luce, d’« Addis Kan » du Badume’s Band et enfin de "Life is elsewhere" de Robin Foster. Nous proposons au vainqueur du Grand Prix du Disque du Télégramme de devenir le président de l’édition suivante. Comme l’avaient fait leurs prédécesseurs, les membres de l'Ensemble Matheus ont accepté le rôle.
Le Grand Prix du Disque du Télégramme vise toujours à récompenser le meilleur album sorti au cours de l’année civile - en l’occurrence 2009-, quel que soit son style et son producteur, pourvu qu’il remplisse la condition sine qua non: posséder un lien avec la
Bretagne. Ce lien peut être de différentes natures : du sang (si l’artiste est breton), du son (si la musique possède des racines armoricaines) ou, tout simplement, du coeur (affinité forte revendiquée avec la Bretagne). Les compilations et singles sont exclus de la sélection.
Sept représentants des lecteurs dans le jury
63 albums ont concouru la première année, 64 la seconde, 65 la troisième, 70 en 2006 et 73 en 2007 et 86 ’an dernier, témoignant ainsi de l’extraordinaire dynamisme des musiciens de Bretagne. Qualité, créativité, diversité ont à chaque fois été au rendez-vous.
Dès le début, Le Télégramme a tenu à associer ses lecteurs au jury. Leur indispensable présence permet de refléter le plus fidèlement possible les goûts des très nombreux passionnés de musique vivant en Bretagne. Amateurs dans le sens le plus noble du terme, les sept personnes sélectionnées sur courrier garantissent la crédibilité et la transparence du Grand Prix. Quant aux artistes désireux de présenter un opus, nous les remercions de bien vouloir l’expédier en quinze exemplaires (un par membre du jury) à l’adresse indiquée en note. Cette fois encore, Le Télégramme assurera une importante promotion du Grand Prix du Disque, de son lauréat et de tous les albums participant.
Le palmarès devrait être révélé en février 2010.
Le Télégramme, Grand Prix du Disque, BP 67243, 29672 Morlaix cedex
Tél. 02.98.62.75.69
16:10 Publié dans Edition 2008 | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grand prix du disque du télégramme, denez prigent, christophe miossec, yann tiersen, red cardell, guichen
31.01.2008
L'album "Dreams of Brittany" des frères Guichen lauréat de la cinquième édition du Grand Prix du Disque du Télégramme
Jean-Charles et Fred Guichen sont les lauréats du cinquième Grand Prix du Disque du Télégramme avec leur album « Dreams of Brittany ». Ils succèdent au palmarès à Denez Prigent (pour son disque « Sarac’h »), Miossec (« 1964 »), Yann Tiersen (« Les retrouvailles ») et Red Cardell (« Naître »). Les frères Guichen se sont distingués dans une compétition particulièrement ardue cette année, puisqu’elle comptait 73 albums : un record depuis les débuts du Grand Prix ! Tous remplissaient les critères d’admission : être sorti au cours de l’année 2007 et posséder un lien avec la Bretagne.
L’ambition du Grand Prix du Disque est de refléter et partager les goûts des lecteurs du Télégramme. D’où leur indispensable présence dans le jury. Quatre femmes et trois hommes ont ainsi été sélectionnés sur lettre de motivation. Ils formaient la moitié du jury, l’autre étant constituée de disquaires, du co-président du Festival des Vieilles Charrues, du programmateur de France Bleu Breiz Izel et de journalistes-chroniqueurs du Télégramme.
« Dreams of Brittany » a conquis les jurés. Au fil d’une délibération où près de 40 albums ont été mis en exergue, le disque des frères Guichen s’est échappé d’un quintet de tête éclectique. Y figuraient aussi Dominic Sonic (« Phalanstère # 7 »), Matmatah (« La Cerise »), Kohann (« Hypnotic ») et Pat O’May.
Les jurés ont attribué un autre prix : celui du meilleur premier album 2007. Il revient au Badume’s Band pour « Addis Kan ». Une distinction pleine de promesses pour l’avenir, au regard des précédents lauréats dans cette catégorie : Sheer.K (« Elovation »), Da Silva (« Décembre en été ») et Renan Luce (« Repenti »).
12:35 Publié dans Edition 2007 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grand Prix du Disque du Télégramme, palmarès, Guichen, Badume's Band, Denez Prigent, Miossec, Yann Tiersen
Jean-Charles et Fred Guichen : "Une reconnaissance extraordinaire"
« C’est une reconnaissance extraordinaire. Elle nous donne confiance dans le travail que l’on fait depuis des années. Parce que pour les musiciens de Bretagne, le Grand Prix du Disque du Télégramme vaut bien une Victoire de la Musique ! ». Paroles des heureux lauréats de la cinquième édition : Jean-Charles et Fred Guichen. Ils l’emportent avec « Dreams of Brittany », un album instrumental à la beauté universelle, bretonne et contemporaine.
Ils ont animé leur tout premier fest-noz à Duault, en centre-Bretagne, en 1986. Jean-Charles Guichen (NDLR : on prononce « Guichène ») avait 16 ans, son frère Fred pas encore 14. Le premier avait alors déjà dix ans de guitare derrière lui. C’est en assistant à un concert de Dan Ar Braz qu’est née sa vocation. La rencontre de Soïg Sibéril et la découverte du jeu en accord ouvert l’ont plus tard conforté dans son choix.
Fred s’est retrouvé à 12 ans avec un accordéon dans les mains, contraint et forcé. Mais son professeur Rémy Martin et l’écoute des Pogues lui ont fait enfin aimer son instrument. Il en est aujourd’hui l’un des grands virtuoses, développant un son d’une couleur unique.
Energie explosive
Dans les années 80, les jeunes au fest-noz n’étaient pas pléthore. Naturellement, les anciens ont appelé les frères Guichen « Ar Re Yaouank » (« Les jeunes » en breton). C’est sous ce simple nom qu’avec trois complices de leur âge, ils allaient bouleverser radicalement le paysage musical breton des années 90.
« On ne supportait pas d’entendre des collègues qualifier la musique bretonne de "biniouserie". Alors on a voulu faire un groupe capable de cartonner aussi bien en fest-noz que dans les festivals de rock », se souvient Jean-Charles. Mission accomplie. Avec son énergie explosive, Ar Re Yaouank a su entraîner de jeunes foules au fest-noz, enregistrant quatre albums de référence. La vague n’était pas prête de retomber lorsque le groupe s’est dissous en 1998. Il a fallu alors annuler 70 dates déjà calées sur l’agenda.
Ensuite, Fred et Jean-Charles Guichen ont sorti chacun un album solo, participé à la Celtic Procession de Jacques Pellen, enregistré avec Alan Stivell. La collaboration de Jean-Charles avec le trio de guitares PSG dure toujours.
Olympia, Russie, Taïwan
Leur quête de musique héritée de la tradition et ouverte aux influences actuelles s’est poursuivie dans deux albums en quartet, « Mémoire vive » (2002) et « Frères » (2004). Les Guichen les ont défendus à travers le monde.
« Dreams of Brittany » date de novembre 2007.
En 2008, nos ambassadeurs quitteront souvent la région de Lannion où ils vivent afin de partager largement leurs rêves de Bretagne. Ils vont se produire à l’Olympia à Paris le 23 février, à Tahiti la semaine suivante, puis en Pologne, en Russie, au Canada et à Taïwan.
Frédéric Jambon
10:50 Publié dans Edition 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Guichen, musique bretonne, Grand Prix du Disque du Télégramme, Ar Re Yaouank
Interview des frères Guichen : "Ca finit toujours par sonner breton"
Jean-Charles et Fred Guichen ont la Bretagne au cœur. S’ils aiment s’échapper vers le groove, le battement de pied de la gavotte finit toujours par les rattraper. Les deux frères nous ont raconté le rapport passionnel qu’ils entretiennent avec la musique bretonne.
Le titre anglais de votre album « Dreams of Brittany » signifie « Rêves de Bretagne ». Est-ce l’illustration de la Bretagne telle que vous la rêvez ?
FRED.- Telle qu’on la rêve, mais aussi telle qu’on veut la montrer aux gens.
JEAN-CHARLES.- Nous sommes très fiers de la Bretagne. Par rapport aux autres pays que l’on a pu voir, on trouve que c’est un paradis. Alors, ça nous fait plaisir de la raconter, d’expliquer l’ouverture de sa culture, et d’essayer d’en être modestement des ambassadeurs lorsqu’on joue à l’étranger.
F.- Oui, c’est l’un des buts de l’album : faire imaginer la Bretagne aux publics qu’on rencontre en Europe, au Canada ou en Asie. Pour compléter les images musicales, on a rajouté dans le coffret douze photos de paysages qu’Hervé Moreau a prises spécialement pour l’occasion.
Vous ne jouez que des compositions. Comment les faire sonner breton ?
JC.- C’est naturel, on a ça dans nos entrailles. Quand je joue de la guitare, il y a toujours un moment où ça va finir par sonner breton. Je ne pourrais pas faire partie d’un groupe de blues américain par exemple. Le rock pur, je finirais par le transformer en musique bretonne. Même sur des chansons de Madonna à la radio, je fais lalalalélo (rires) !
F.- Lorsqu’on part dans un univers différent, forcément, par un battement de pied, quelque chose nous ramènera à la gavotte. Notre musique traduit l’énergie qui nous est insufflée ici. Nous sommes sensibles à ce qu’on y voit, ce qu’on y entend, à la musique bretonne jouée par d’autres aussi. Dès l’enfance, nous avons été inspirés par Alan Stivell.
Du coup, ça a été un véritable honneur de jouer avec lui en 2000 sur son disque « Back to Breizh ».
La musique bretonne est donc la matrice de tous vos morceaux ?
F.- La musique, mais aussi la danse. Nous sommes très attachés au fest-noz parce qu’au-delà du fait de danser, c’est une véritable communion qui mène vers la transe.
Comment composez-vous ? Prenons l’exemple du morceau que vous avez intitulé « Dreams of Brittany».
JC.- C’est un andro né d’un riff de guitare. Une fois que j’ai trouvé le riff, j’ai imaginé l’histoire, des suites d’accords, en essayant que ce soit joli (rires). Puis j’ai montré la grille à Fred. Il a fait la mélodie sur cette base. Ensuite, on a pris le temps de tout décortiquer note à note. Cet andro-là a été long à élaborer, parce qu’il est complexe.
F.- Nous travaillons beaucoup. Pour ma part, je fais de l’accordéon tous les matins dès 6 h 30. Et je joue longtemps. On parle de transe en fest-noz, je ressens alors quelque chose de similaire. Des géométries apparaissent. A un moment, j’en choisirai un segment qui deviendra le début d’un thème.
D’autres fois, un morceau peut jaillir d’un seul coup. C’est le cas lorsque je ressens une émotion forte, un coup de colère ou un coup de cœur.
Combien de temps avez-vous mis pour élaborer votre disque ?
JC.- Deux ans. Contrairement au précédent où on avait travaillé en groupe, on a composé et arrangé celui-ci tous les deux. On ne voulait pas que quelqu’un transforme notre musique en l’entraînant vers le jazz ou ailleurs. Ensuite, notre complice bassiste Etienne Callac est intervenu sur nos grilles d’accords. Avec sa patte magique, il a évidemment amélioré le truc.
F.- Un an plus tard, notre producteur Jacques Bernard a invité l’Irlandais Ray Fean à jouer sur nos enregistrements. Il l’a fait en notre absence. Lorsque nous avons découvert le résultat, on est tombé par terre ! C’était vraiment ce à quoi nous rêvions ! Nous voulions un super batteur-percussionniste, nous avons été servis !
La touche finale a été apportée par de petites interventions de Philippe Turbin au piano et d’Hervé Le Lu à la bombarde. Parce qu’on ne pouvait tout de même pas imaginer un rêve de Bretagne sans bombarde !
Propos recueillis par Frédéric Jambon
Site officiel : www.freresguichen.com
10:40 Publié dans Edition 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Guichen, "Dreams of Brittany", Grand Prix du Disque du Télégramme
Jean-Pierre Riou, de Red Cardell : "Les Guichen sont une référence"
Le lauréat du Grand Prix du Disque du Télégramme se voit proposer la présidence de l’édition suivante. Comme ses prédécesseurs, Red Cardell a joué le jeu. Le trio a participé à l’aventure avec un réel plaisir. Le jour de la délibération du jury, Jean-Pierre Riou, le chanteur-guitariste, a pris part aux débats : « C’était très intéressant d’avoir l’avis de tout le monde. C’est aussi étonnant de voir les cinq albums qui sont à l’arrivée. 39 artistes cités au premier tour pour le Grand Prix, 19 pour celui du meilleur premier album : ça prouve la diversité des goûts des membres du jury. Tout le monde s’exprime avec sincérité : c’est rigolo et serein à la fois ».
Au nom de Red Cardell, Jean-Pierre Riou a entériné avec bonheur la victoire de « Dreams of Brittany » : « L’album qui est élu représente vraiment la qualité de la production bretonne. Les Guichen sont une référence en Bretagne, ils prennent des risques, continuent à chercher de nouvelles manières de travailler. Ils ont soigné la production pour que cet album soit un moment fort à partager avec l’auditeur. C’est mon disque préféré de cette sélection 2007 ».
10:30 Publié dans Edition 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Pierre Riou, Red Cardell, Grand Prix du Disque du Télégramme, Guichen, "Naître", "Dreams of Brittany"








