11.02.2009
Jimme O'Neill. "Real"
(KELTIA MUSIQUE)
Site : http://jimmeoneill.online.fr
COUP DE COEUR 2008
Jean-Charles et Fred Guichen (Présidents du jury). "Nous admirons Jimme O’Neill pour son talent de compositeur qui sait aller à l’essentiel, sa voix extraordinaire et le son exceptionnel de sa guitare. C’est un personnage hors du commun, avec beaucoup de charisme. Et puis nous apprécions beaucoup son discours vis-à-vis de la musique. En bref, nous sommes tous les deux fans !"
INTERVIEW PARUE LE 18 JUIN 2008 DANS LA PAGE MUSIQUES DU TELEGRAMME
Fondateur et âme du groupe de rock The Silencers depuis un quart de siècle, Jimme O'Neill s'offre une escapade en solo en présentant l'album « Real ». Entretien avec un musicien mi-écossais mi-irlandais, domicilié en Bretagne et qui chante en anglais.
Un homme, une voix, une guitare acoustique. Pourquoi cette sobriété dans votre album « Real » ?
Voix-guitare, c'est déjà un univers complet. Quand j'écoute Dylan avec sa guitare acoustique et son harmonica, je trouve cela parfait. On peut faire différent, mais pas mieux. Moi, j'ai commencé par le folk, le blues et la musique irlandaise. Ce sont mes racines. Puis les Beatles et les Stones m'ont donné la passion du rock. Quand je prends ma guitare, je peux partir dans l'un ou l'autre des univers.
Comment choisissez-vous ?
Je pense que lorsqu'on veut faire des chansons introspectives, l'acoustique pur convient bien. « Real » rassemble des chansons personnelles, plus intimes que celles des Silencers. J'en ai toujours écrit dans ce style, mais je les ai rarement enregistrées.
Certaines de ces chansons sont-elles anciennes ?
Il y a quelques ballades que j'ai composées il y a sept ans. D'autres datent des derniers mois. Je chantais mes chansons comme ça pour des amis. Ils m'ont dit : « C'est trop beau, il faut que tu les sortes ! ». Lorsqu'Alain Le Meur, de Keltia Musique, a bien voulu faire le disque, j'en ai rajouté d'autres, extraites du bouquin qui ne me quitte jamais et où j'écris régulièrement de nouveaux textes.
Quels thèmes abordez-vous ?
« Meltdown Love Hymn » est une satire sur le réchauffement climatique. « Faraway » critique le gouvernement anglais à propos de la guerre en Irak. C'est dans l'esprit d'une chanson ragtime des années 30. Je dis : « Nous bombardons un autre pays, mais ça va, il est trop loin pour pouvoir répliquer ».
Pourquoi faites-vous l'apologie de la vie à la campagne dans « To the country » ?
C'est une chanson que j'ai écrite en venant vivre en Bretagne, inspirée par mes réflexions dans mon jardin ou lorsque je me promène à la campagne. Loin de la grande ville et du big business, tu es tranquille. C'est une chanson zen.
Rock ou folk : que préférez-vous ?
Je suis une bête de scène qui adore toujours le rock. Mais quand j'ai seulement ma guitare et ma voix, j'adore la liberté totale dont je dispose. Je crois que c'est comme ça qu'on peut transmettre le plus d'émotions.
Propos recueillis par Frédéric Jambon
10:48 Publié dans Edition 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : silencers, jimme o'neill, grand prix du disque du télégramme, folk-rock









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