07.10.2008

Frédéric Guichen. « Un prix très important pour les musiciens »

Les Guichen donnent le coup d’envoi de la sixième édition du Grand Prix du Disque du Télégramme.
Frédéric, co-président du jury avec son frère Jean-Charles, a répondu à nos questions.

Quel impact a eu pour vous l’obtention du Grand Prix du Disque du Télégramme ?
Il a été très important. Déjà, beaucoup de demandes de concerts ont suivi. Ce qui nous a surpris, c’est que des gens ont fait seulement alors le lien entre les frères Guichen et notre ancien groupe Ar Re Yaouank. Encore aujourd’hui, nous recevons des messages de félicitations de l’étranger via notre site internet où on a relayé l’info. Pour l’anecdote, lorsque nous avons joué l’hiver dernier dans un festival à Tahiti, nous avons été présentés sur scène comme les nouveaux lauréats du Prix du Disque du Télégramme ! C’était marrant d’entendre ça là-bas.

Comment envisagez-vous votre rôle de présidents du jury ?
Les années précédentes, nous étions candidats. Là, nous avons hâte de voir comment ça se passe. Mais nous savons aussi que nous ne disposerons que d’une seule voix sur quinze.
Quels conseils donneriez-vous aux lecteurs qui souhaitent nous écrire pour intégrer le prochain jury ?
D’être passionnés de musique, d’écouter de tout. Et, surtout, de ne pas y aller à la légère. Parce que c’est un prix très important pour les musiciens qui influera forcément sur la suite de leur carrière. Je dirais aux lecteurs qu’il faut qu’ils y aillent d’abord avec leur coeur.

Quelle est votre définition d’un bon disque ?
Le message de l’artiste doit rentrer directement dans la vibration de la personne qui l’écoute. Peu importe le style, peu importe le degré de virtuosité. Ça peut être très simple. L’important, c’est que la musique me parle directement et que je reconnaisse la sincérité de l’auteur dans son message.

Question concerts, votre année 2008 a été riche !
L’année a commencé avec le Grand Prix du Télégramme, qui nous a vraiment boosté, et ce n’est pas retombé. Il y a eu le concert à l’Olympia, des voyages...
Parmi les rendez-vous à venir, il y en a un qui s’est préparé au festival de Tahiti dont je parlais tout à l’heure. Norbert Krieff, le guitariste de Trust, y participait également. Nous avons sympathisé et, comme il aime bien ce qu’on fait, il nous a invités à jouer avec Trust le 23 octobre 2008 prochain salle de la Cité à Rennes et le lendemain au Zénith de Nantes.

Propos recueillis par Frédéric Jambon

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