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19.09.2007

Cinquième édition

La cinquième édition du Grand Prix du Disque du Télégramme est lancée. Elle désignera le meilleur album possédant un lien avec la Bretagne, sorti entre janvier et décembre 2007.

Le lauréat du cinquième Grand Prix du Disque du Télégramme inscrira son nom dans une prestigieuse lignée. Les quatre premières éditions ont, en effet, récompensé des albums magnifiques : « Sarac'h » de Denez Prigent (le prix concernait des CD sortis en 2003), « 1964 » de Miossec (disques de 2004), « Les retrouvailles » de Yann Tiersen (2005) et « Naître » de Red Cardell (2006). Le succès de ces opus ne relevait pas d’effets de mode. Ils demeurent toujours en bonne place dans les rayons des disquaires.


Du sang, du son ou du cœur


A partir de la seconde édition, le Grand Prix du Disque du Télégramme a souhaité également distinguer le meilleur premier album parmi les candidats. « Elovation », du groupe brestois Sheer.K, a ouvert le palmarès, suivi de « Décembre en été » de Da Silva puis de « Repenti » de Renan Luce.
Nous proposons au vainqueur du Grand Prix du Disque du Télégramme de devenir le président de l'édition suivante. Comme l'avaient fait Denez Prigent, Christophe Miossec et Yann Tiersen, le groupe Red Cardell a accepté le rôle.

Le Grand Prix du Disque du Télégramme vise toujours à récompenser le meilleur album sorti au cours de l'année civile - en l'occurrence 2007 -, quel que soit son style et son producteur, pourvu qu'il remplisse la condition sine qua non : posséder un lien avec la Bretagne.
Ce lien peut être de différentes natures : du sang (si l'artiste est breton), du son (si la musique possède des racines armoricaines) ou, tout simplement, du cœur (affinité forte revendiquée avec la Bretagne).
Les compilations et singles sont exclus de la sélection. 63 albums ont concouru la première année, 64 la seconde, 65 la troisième, 70 l’an dernier, témoignant ainsi de l'extraordinaire dynamisme des musiciens de Bretagne.
Qualité, créativité, diversité ont à chaque fois été au rendez-vous.


Dès le début, Le Télégramme a tenu à associer ses lecteurs au jury. Leur indispensable présence permet de refléter le plus fidèlement possible les goûts des très nombreux passionnés de musique vivant en Bretagne. Amateurs dans le sens le plus noble du terme, les personnes sélectionnées sur courrier garantissent la crédibilité et la transparence du Grand Prix.


Supplément spécial


Quant aux artistes désireux de présenter un opus, nous les remercions de bien vouloir l'adresser en quinze exemplaires (un par membre du jury) à l’adresse indiquée en note.
Cette fois encore, Le Télégramme assurera une importante promotion du Grand Prix du Disque, de son lauréat et de tous les albums participants en leur consacrant un supplément spécial. Il devrait paraître le jeudi 31 janvier 2008, en même temps que sera révélé le nom du successeur de Red Cardell.
France Bleu Breiz Izel suivra l’évolution du Grand Prix sur ses ondes.

Chaque année, un plasticien breton crée librement l’œuvre remise au lauréat. Après Kito, Paul Bloas, Michel Thamin et Yvon Joncourt, la Costarmoricaine Danielle Le Bricquir a accepté de réaliser un trophée original.


 

Adresse d’envoi des CD : Le Télégramme/Sorties - Grand Prix du Disque - BP 67243 - 29672 Morlaix cedex.

Le jury

Quinze personnes composent le jury du Grand Prix du Disque du Télégramme. Sa présidence est proposée au vainqueur de l'édition précédente. Le trio Red Cardell l’a acceptée et c'est donc lui qui supervisera les débats, tout en comptant pour une seule personne.
Le jury est composé de sept professionnels (président du Festival des Vieilles Charrues, disquaires, responsable des programmes de France Bleu Breiz Izel et journalistes du Télégramme), ainsi que de sept représentants des lecteurs de notre journal, sélectionnés sur lettre de motivation. Le choix s'est porté cette année sur quatre femmes et trois hommes âgés de 21 à 49 ans. Ils habitent Dinan, Paimpol, Morlaix, Bourg-Blanc, Quimper, Concarneau et Vannes et exercent des professions très diverses.
 

 

Pour tout renseignement, vous pouvez nous joindre aux numéros suivants : 02.98.62.75.69 ou 02.98.62.20.37.
Courriel : sorties@letelegramme.fr

Red Cardell : " Le Grand Prix du Disque a aussi un sens à l’étranger "

Red Cardell prépare actuellement l’album de ses quinze ans en studio à Plestin-les-Grèves. Nous y avons récemment retrouvé deux membres du trio : l’accordéoniste Jean-Michel Moal et le chanteur-guitariste Jean-Pierre Riou. Entretien.

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Yvon Jézéquel : "Un rapport vrai et profond avec la musique"

Directeur de Dialogues-Musiques à Brest, Yvon Jézéquel fait partie de la partie « professionnelle » du jury du Grand Prix. Il le vit depuis la première édition et repart pour une cinquième aventure.

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Yelle."Pop-Up"

6cb52d3fc53c22549096a4654e08c95c.jpg(SOURCE ETC)

Yelle embrase les dancefloors avec des chansons à son image : rafraîchissante, taquine et sans complexe. Dans ce premier album, la Costarmoricaine et ses complices Grand Marnier et Tepr imposent la "booty-pop délurée". Soit une électro-pop pétillante, organique et truffée de clins d'oeil aux années 80. Yelle (Julie Budet pour l'état-civil) reprend d'ailleurs le tube composé en 87 par Alain Chamfort, "A cause des garçons". Séduction, tentations, confessions intimes : elle chante le quotidien et les états d'âme d'une jeune femme d'aujourd'hui, au tempérament bien trempé. Quand une attitude l'énerve, elle ne prend pas de gants. N'est-ce pas Cuizinier ? Le rappeur machisant lui a inspiré le cru "Je veux te voir". Un joli cadeau finalement puisqu'en affolant les connections sur son site MySpace, ce titre allait donner le coup d'envoi d'une aventure internationale. Aujourd'hui, la nouvelle égérie des clubs tourne de la Scandinavie à l'Australie en passant par le Canada.

Frédéric Jambon

Site : www.yelle.fr

ALBUM COUP DE COEUR 2007

Coup de coeur de Ray Bruneau (programmateur de France Bleu Breiz Izel) : « C’est le buzz de l’année ! Un vrai coup de fraîcheur, à mi-chemin entre Lio et A Caus’ des Garçons. La pêche, la mélancolie aussi, la dérision, les textes crus de la génération 2000 (sur le sexe, les mecs...) : tout ça me séduit chez Yelle ».

18.09.2007

FDB. "Les dentellières"

999809c203849e6085b47a4399d0c2c5.jpg(AL4AS PRODUCTIONS)

Vainqueur du Tremplin Jeunes Charrues 2005, le groupe de Douarnenez a eu l’honneur d’ouvrir le festival de Carhaix 2006, juste après sa prestation aux Francofolies de La Rochelle. Dans la foulée, FDB avait même remplacé Anaïs au pied levé devant les
15.000 spectateurs des Jeudis du Port de Brest ! De gros coups de projecteur qui méritent
que l’on suive de près l’actualité de ce combo atypique, qui sort son premier CD, « Les Dentellières ». Ceux qui le connaissent (et ils sont nombreux au bout de six ans de scène) y retrouveront toute l’énergie, la fraîcheur et surtout l’originalité d’un groupe qui a su inventer son propre style. Les treize titres conservent une dominante reggae mais rares sont les morceaux qui, à l’instar de « Get ready ! » ou « Robbaland », évoluent dans la pure tradition jamaïcaine. FDB innove en l’enrichissant de quelques ingrédients locaux comme les airs celtiques d’un accordéon qui croise parfois la caisse claire écossaise (« With no lies ») ou la reprise du très célèbre chant de marin « Le Forban ». « Plaisir bataille, vive la canaille » version reggae, il fallait oser ! Défi relevé avec un morceau complètement réinventé qui évite soigneusement la parodie.
Mais la singularité du groupe tient surtout au fait d’être mené par un trio vocal féminin qui fait souvent glisser le reggae
vers la chanson swing (quand des guitares saturées ne l’entraînent pas brusquement vers le rock comme dans « Si tu l’aimes »). Un patchwork d’influences à l’image d’un instrumentarium qui complète la base guitare-basse-batterie par un accordéon, un saxophone, une trompette, un clavier « vintage » et bien d’autres petits accessoires.

Catherine Richard


Site : www.fdblesgazelles.com

Anne Vanderlove. "La Renverse"

1542a3f6636e7b5afa890d8c9707b8e5.jpg(AVEL OUEST)

Quarante ans après sa « Ballade en Novembre », Anne Vanderlove a parfaitement négocié la sortie des chicanes de la vie et du métier de vedette. Artiste, elle l'est plus que jamais. Ce nouvel opus, qui démarre par un grand coup de rétro sur les années 70, n'est en rien fait de « mélancolitude ». Hommages et révoltes s'y conjuguent d'une plume agile, servis de son timbre unique par des notes aussi simples que bonnes. Aux onze nouvelles ballades de novembre, toujours, se joignent trois reprises poignantes de Barbara, Renaud et Danielle Messia. Elles ajoutent à l'intérêt déjà grand d'un disque important.

Gérard Classe

Site : www.anne-vanderlove.com

 

Guichen. "Dreams of Brittany"

ccf9e52045c8bab4e2a058ae62107885.jpg(LABEL PRODUCTIONS/COOP BREIZH)

Le nouvel album des frères Guichen - Fred à l’accordéon diatonique et Jean-Charles à la guitare - porte les rêves de Bretagne. Ses 13 instrumentaux soufflent le doux et le chaud, le nostalgique et le festif, le maritime et le terrien. Les thèmes de toute beauté s’enchaînent, flattant l’esprit des danses. L’époustouflant batteur-percussioniste irlandais Ray Fean, le bassiste groovy Etienne Callac et le talabarder Hervé Le Lu sont les autres orfèvres de ce pur bijou.

 Frédéric Jambon

Site : www.freresguichen.com

 

ALBUM LAUREAT DU GRAND PRIX DU DISQUE DU TELEGRAMME 2007

 

Nolwenn Korbell & Soïg Sibéril

7d79d3f1cdd9ed7a9d7963b5bb5d4365.jpg(COOP BREIZH)

INTERVIEW DE NOLWENN KORBELL ET SOIG SIBERIL PARUE LE 28 NOVEMBRE 2007 DANS SORTIES

 

L'association entre la chanteuse et le guitariste a rassuré ceux qui pouvaient se poser la question quant à l'intérêt d'un album aussi dépouillé. Un an après l'excellent « Bemdez c'houlou », Nolwenn Korbell explose son art de l'interprétation avec « Red ». Divinement soutenue par la complicité de son maître musicien, elle entre, puissante et subtile à la fois, chez son auditeur subjugué. Un disque sublime !

 

Que signifie « Red », le titre de l'album, qui n'est pas celui d‘un morceau ?
Nolwenn Korbell.- En breton, c'est « le cours », celui du temps. Je l'ai aussi choisi parce qu'il peut faire penser à « rouge » en anglais. J'adore la confusion des langues.


« Bugale Breizh », le premier titre, a-t-il été placé volontairement en début ?
NK.- Oui, c'est indéniable. D'abord pour ce qu'il représente dans son drame révoltant mais aussi parce que chaque fois que nous l'interprétons en scène, le public réagit très fort.
Soïg Sibéril.- Et en plus, j'adore cette chanson. C'est mon coup de coeur et je crois qu'on lui a donné sa juste place.


C'était aussi l'occasion pour l'auteur militante Nolwenn Korbell de faire référence au naufrage de l'identité ?
NK.- « Enfants de Bretagne » c'est en effet tout ça. On a courbé l'échine en servitudes, en humiliations, on est tombés rouges de honte pour un drapeau tricolore, on a appris les mots étrangers qui nous traitaient de cochons, et ça continue avec ce drame... « sur la coque il y a beaucoup de traces ! ».


Douze titres en breton, une reprise en anglais et... un instrumental de Soïg, c'est pour l'entracte ?
NK.- Quand on possède un tel guitariste, la moindre des choses c'est aussi de l'écouter...
SS.- En fait, j'inaugure une nouvelle technique sur « Daoulamm ruz » que j'appellerais « percussive ».
NK.- Ça sonne bien, non ?


Soïg, vous abordez là un challenge nouveau avec l'accompagnement pur. Quelles sensations ?
SS.- Franchement, cela ne me pose aucun problème technique. Il suffit de coller à son interprète, même en breton. Et lorsque celle-ci a la classe de Nolwenn, c'est moi qui fais tout pour être au niveau ! Vous savez, j'ai quand même l'expérience de Kornog, Lors Jouin, Les Ours du Scorff, Denez Prigent...

Quand la décision d'enregistrer ensemble a-t-elle été prise, si vite après le disque précédent ?
NK.- Nous y avons vite songé après le succès de nos concerts. Mais la décision finale date du début 2007. Jean-Yves Le Corre, de Coop Breizh, a aussitôt donné son accord.

On y trouve autant de titres d'albums précédents que de nouveaux. Pourquoi pas tout l'un ou tout l'autre ?
NK.- Nous pensions d'abord ne reprendre que des anciens morceaux, sous cette forme nouvelle. Mais il m'a tout de même semblé intéressant d'inclure des nouveautés, ce qui nous a doublement motivés.

Y compris, et c'est aussi surprenant qu'agréable, une reprise de « Turn, turn, turn » de Pete Seeger. C'est arrivé comment ?
NK.-Parce que j'adore Seeger tout autant que Cohen. Et comme je suis fan de Dylan, en lisant un bouquin sur lui, j'ai su qu'il s'était inspiré de Pete Seeger. J'en ai parlé à Soïg.
SS.-Si je joue de la guitare, c'est grâce aux chansons de Pete Seeger, Woodie Guthrie et les autres. Et je trouve que les chansons de Nolwenn sont dans la lignée des protest-songs. C'est la même âme.

L'album comporte aussi un DVD. Qu'y a-t-il dessus ?
NK.-On y trouve des séances de travail en compagnie de Patrice Marzin à Quimper, quelques propos et deux chansons enregistrées au Festival de Cornouaille. C'est aussi pour donner envie d'aller aux concerts.

Que représente ce nouvel album pour vous deux ?
NK.- Un nouveau pas qui nous permettra de continuer.
SS.- Je dois dire qu'il est très important dans mon parcours.

Propos recueillis par Gérard Classe

 

Sites : www.myspace.com/nolwennkorbell

www.soigsiberil.com

 

David Pasquet. "Sa différence"

7f4cffc4a33bf7a020634b9fa0c8691f.jpg(COOP BREIZH)

Qualifié par Denez Prigent de « Miles Davis de la bombarde », David Pasquet continue à cultiver « Sa différence », loin au-dessus de la mêlée. Les traditions bretonnes n’apparaîssent plus qu’en filigrane dans ses compositions. Elles s’approprient les langages du rock, de l’électro-jazz, du hip hop, de la poésie, avec une maîtrise stupéfiante. Les bombarde et clarinette du créateur explorent des mondes nouveaux, générant un son d’une beauté à vous couper le souffle.

Frédéric  Jambon

Site : www.davidpasquet.com

 

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