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17.09.2007

Trophée du Grand Prix du Disque : une oeuvre unique

Le lauréat du Grand Prix du Disque du Télégramme reçoit un trophée original, une oeuvre unique créée spécialement pour l'occasion par un grand artiste breton.

 

2007 : UNE CREATION COLOREE DE LA COSTARMORICAINE DANIELLE LE BRICQUIR

8b67e1b48336ba3a7171fd642b2f4920.jpgLe trophée qui récompense le lauréat 2007 du Grand Prix du Disque du Télégramme porte les couleurs de l’Art Singulier. Il est signé Danielle Le Bricquir, peintre et plasticienne costarmoricaine. Grande voyageuse, elle travaille dans ses ateliers de Paris et de Perros-Guirec. Elle a créé dans cette dernière cité une galerie associative nommée Home’Art. Elle expose également au Japon, en Allemagne et aux Etats-Unis.
L’artiste transforme le quotidien en morceaux de poésie doux et colorés, emplis d’espièglerie. Elle a conçu pour le Grand Prix du Disque du Télégramme une œuvre mêlant bois, collages et peinture, une musicienne dont la tête rêveuse est traversée d’un oiseau. La sculpture porte un lézard, l’animal fétiche de Danielle Le Bricquir (récurrent dans ses tableaux et dans de nombreuses mythologies), qu’elle brandit comme un trophée.

Pierre-Yves Collinet


Site internet de l’artiste : www.lebricquir.com

 

 

 

medium_TROPHEE.2.JPG2006 : UNE SCULPTURE EN CUIVRE ET LAITON DE ROGER JONCOURT 

 

Après le galet du Costarmoricain Kito, la faïence HB Henriot du peintre brestois Paul Bloas et le granit du Morbihannais Michel Thamin, c’est une œuvre en cuivre et laiton du sculpteur léonard Roger Joncourt qui récompense le lauréat 2006 du Grand Prix du Disque du Télégramme.


Œuvres monumentales


L’ancien élève du grand Zadkine a créé un trophée qui reflète par chacune de ses facettes la richesse créative musicale liée à la Bretagne. Planté sur son socle granitique, il symbolise une Victoire brandissant le CD de l’année.
Originaire de Moëlan-sur-Mer, Roger Joncourt réside à Mespaul, entre Morlaix et Plouescat, où il a son atelier. Il y modèle la terre, sculpte le bois ou la pierre, coupe et assemble les métaux. Ses œuvres sont en général monumentales car il travaille essentiellement pour de grandes commandes publiques. En témoignent des sculptures réparties sur le territoire national : le fier postier breton Paotr Mad (Landivisiau), les bustes et statues de Xavier Grall (Landivisiau), Théodore Hersart de la Villemarqué (Quimperlé), Jacques Godet (Hautes-Pyrénées), ou des œuvres très symboliques : « Comme un air de Liberté » (Plourin-lès-Morlaix), « L’arbre » (Brasparts)...
Le sculpteur a aussi créé du mobilier religieux pour les églises de Plouescat et du Folgoët. Il est également le co-auteur, avec Patrig ar Goarnig et Michel Thamin, des œuvres aux couleurs de la Bretagne qui ornent les deux rond-points près de la voie express Brest-Quimper, à hauteur de Châteaulin. Il travaille actuellement pour la ville de Carhaix sur un projet de sculpture rendant hommage aux trois sœurs Goadec, véritables icônes du chant traditionnel breton.
Discret, Roger Joncourt est un artiste militant d’une belle efficacité à qui l’on doit, avec Morley Troman et Patrig ar Goarnig, la création et le dynamisme de l’association Sculpteurs Bretagne.
Brisant sans cesse pour mieux reconstruire, il s’est récemment associé à Jean-Claude Faujour, Michel Lancien et Jean-François Chaussepied pour former les quatre éléments libres d’un même mouvement artistique nommé « Les Fraktals».


P-Y. C. 

 

 

2005 : LE "PASSAGE" EN GRANIT DE MICHEL THAMIN

 

Pour la troisième année, un trophée unique, créé par un plasticien breton, récompensera le vainqueur du Grand Prix du Disque Le Mag' Le Télégramme 2005. Il est l'oeuvre du sculpteur morbihannais Michel Thamin. Le lauréat 2004 Christophe Miossec le remettra à son successeur en février.

Un trophée signé du sculpteur costarmoricain Kito avait récompensé l'album « Sarac'h » de Denez Prigent en 2003. Le peintre brestois Paul Bloas s'était associé l'année dernière aux faïenceries quimpéroises HB Henriot pour créer l'oeuvre remise à Christophe Miossec pour son album « 1964 ». Leur rencontre a d'ailleurs donné naissance à la création de la pochette du prochain disque de Miossec qui sortira en février prochain.

Un Petit Poucet A l'envers

Résidant à quelques dizaines de kilomètres de Langonnet, dans le Morbihan, le sculpteur Michel Thamin récompensera d'une de ses oeuvres en granit. Le jury de professionnels et de lecteurs du Télégramme délibérera fin janvier. Michel Thamin est un vrai poète.

« Je suis un ramasseur de cailloux », dit-il modestement. « Depuis 40 ans, je suis une espèce de petit poucet à l'envers ». De ses nombreuses promenades dans la nature, il ramène toujours des pierres chez lui qu'il dispose dans son jardin très zen, à la japonaise. Il cultive également la passion des bonsaïs qu'il réalise lui-même. Parfois il ramène les pierres dans son atelier.

« Je les ouvre. Je les fends. Je les travaille et après je les remonte avec un lien végétal. Et quand je vais me balader, je les repose où je les ai trouvées »;Une porte entrouverte pour nos rêves Le trophée 2005 a une forte consonance bretonne mais, comme les musiques métissées, son granit vient de terre d'Afrique.

« J'ai pensé que ce "passage" brut d'un côté et poli de l'autre était comme une fenêtre, avec plusieurs vues différentes, ouverte sur le monde, comme une musique ou une chanson peut être une porte entrouverte pour nos rêves », dit son créateur.

Dans ses oeuvres récentes, Michel Thamin plante en terre des silhouettes de pierre finement élancées vers le ciel. Elles dressent fièrement leur fragile humanité sous le nom d'homolithiques. Parfois, elles laissent sur les murs quelques empreintes de leur passage. L'artiste confectionne également de petites boîtes ou des livres en pierre et nous convie, en les ouvrant, à découvrir les mystères de la vie. Michel Thamin a été invité par l'Alliance culturelle française pour exposer en Tchéquie en avril prochain. Il montre régulièrement ses oeuvres en Suisse avec le collectif Cairn dont il fait partie aux côtés de Rodolphe Le Corre, Jean-Pierre Baillet, Philippe Leconte, Heinz Altenhofer et René Guignard.

P-Y.C

 

 

medium_Bloas.jpg2004 : UN PLAT HB HENRIOT DU PEINTRE PAUL BLOAS

 

Paul Bloas avait carte blanche pour créer le trophée du deuxième Grand Prix du Disque Le Mag’Le Télégramme. Il a choisi une réalisation en faïence.

 

Le peintre brestois Paul Bloas signe cette année la réalisation du trophée récompensant l’album de Miossec « 1964 », lauréat de la deuxième édition du Grand Prix du Disque Le Mag‘Le Télégramme.

Si les deux artistes partagent le même lien avec la cité du Ponant, ils ont aussi en commun un certain rapport à l’humanité. Ils pétrissent tous deux la chair et cisèlent par leur art, toujours en partance, d’éternelles déchirures. Par le geste ou par le mot et la musique, ils dessinent toute la beauté et la fragilité humaines.

 

Titans aux pieds d'argile 

Depuis vingt ans, Paul Bloas crée à travers le monde un road-movie mythologique très charnel en marouflant sur les murs ses titans de papier aux pieds d’argile. Mi-hommes, mi-bêtes, tels des fantômes, ces derniers hantent les lieux qu’ils habitent. Le temps et les intempéries marquent leur destin pour une seconde mort, pour mieux crier la vie.

Des ruines de la prison brestoise de Pontaniou à celles du camp de la légion française dominant la baie de Diego Suarez (Madagascar), en passant par Berlin, Belgrade, Budapest ou Beyrouth, Paul Bloas marque avec force et poésie son passage. Il prend pour toile les paysages qu’il traverse et leur rend hommage.

Pour la réalisation originale du trophée, Paul Bloas nous offre aussi la primeur d’un nouveau medium, la faïence. Pour l’occasion, il a merveilleusement apprivoisé la matière, les couleurs et les techniques à Quimper, chez HB Henriot. « J’ai vraiment envie de continuer la faïence et travailler la notion de paysage ou la symbolique des choses à travers de petites histoires », confie l’artiste à l’issue de cette première prise de contact, très ludique.

On retrouve dans cette faïence toute la spontanéité du peintre, exprimée tant par la forme que l’élan du trait. Il nous fait partager ce moment magique du spectacle vivant, celui de la communion de l’artiste et du public.

 

P-Y.C

 

medium_Kito.jpg2003 :  UNE "CLE DE SOL" DE KITO EN BOIS, METAL ET GALET POLI

 

Kito a spécialement créé pour le Grand Prix du Disque Le Mag’Le Télégramme un trophée aux couleurs de l’Armorique qu’il a intitulé « Clé de Sol ».

D’Argoat et d’Armor, le socle est en bois de prunier et la pierre ronde et sensuelle provient de la Plage des Galets Bleus, non loin de la Pointe de Bilfot, où réside le sculpteur, à Plouézec, près de Paimpol.

Le galet se fait ici lecteur de CD et la clé qui y est insérée ouvre alors les portes de tous les paradis, de toutes les rencontres possibles car la musique transporte vers tous les univers et se fait vecteur de l’âme, de découvertes et de partages.

Kito est le nom d’artiste de Christophe Antoine qui doit ce surnom à une sœur trop jeune qui n’arrivait pas à prononcer son prénom.

Prince de la sculpture et poète gorgé d’humour, Kito fait voler ou pleurer des pierres de plusieurs tonnes qu’il déshabille avec sensualité d’une fermeture éclair ou de boutons.

 

Il dit volontiers que le sculpteur Etienne Martin fut son mentor. La dualité est très présente dans le travail de Kito, que ce soit la vie et la mort ou à travers les Janus (hommes à deux visages) ou même dans son utilisation des matériaux en réussissant presque la fusion de la pierre et du bois tant les deux éléments semblent se mêler dans ses créations.

 

P-Y.C

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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