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17.02.2006
Da Silva. "Décembre en été"
CHANSON
TÔT OU TARD
Inconnu l’an dernier - sauf peut-être de ceux ayant eu vent de Punishment Park, Venus Coma ou Mitsu, le nom de Da Silva circule de plus en plus depuis la sortie de ce premier album. Son univers en clair-obscur et ses histoires d’amours désenchantées, à la poésie à vif, séduiront les amateurs de Miossec ou de Cali. Pour cet opus intimiste et tendu, le Dinannais d’adoption joue de l’oxymore et laisse entendre que son soleil est définitivement noir. Il y a peu de place pour l’espoir dans ce « Décembre en été », même lorsqu’apparaît « Une éclaircie » trompeuse. Mais cet album sans artifice met au moins en lumière le talent évident d’un auteur-compositeur à la voix rêche et douce, porteur d’immenses promesses.
Samuel Uguen
site officiel : http://www.totoutard.com
LAUREAT DU MEILLEUR PREMIER ALBUM 2005
"J'AI VOULU FAIRE UNE DISQUE TRES DEPOUILLE, PARCE QUE CE SONT EUX QUI ME TOUCHENT LE PLUS"
"Souvent quand je dis salut, je m'appelle Da Silva et je viens de Bretagne, ça fait rire les gens", s'amuse le chanteur. Pourtant, c'est bien dans la vieille Armorique qu'il a fini par poser son sac de vagabond il y a maintenant six ans. Il vit désormais à Dinan, après avoir habité Rennes et Brest.
Au départ, c'est à Rennes qu'il a senti la chance lui sourire. Jean-Louis Brossard, patron des Transmusicales, l'a programmé dans son festival dès l'écoute de la maquette qu'il venait d'apporter. A ce moment, Da Silva défendait un projet électro sous le nom de Mitsu.
L'homme qui aborde la trentaine possède une longue expérience musicale : "J'ai commencé par jouer du punk-rock très tôt, vers douze ou treize ans, puis je suis passé au folk, ensuite je me suis mis à composer en samplant des instruments acoustiques".
Et la chanson, à quel moment est-elle devenue pour lui une évidence ? "Tout le temps en fait. J'ai toujours écrit des textes dans les groupes où j'étais".
Ceux de "Décembre en été " sont remarquablement ciselés. Ils peignent avec une poésie sans emphase des amours douces-amères, des sentiments en clair-obscur.
"Le temps qui varie énormément en Bretagne m'a beaucoup inspiré, explique Da Silva. On y passe rapidement d'une éclaircie aux nuages, de la pluie au soleil. Les lumières changent très vite, et puis il y a la mer toute proche... Du coup, ça m'a donné l'envie d'écrire sur les saisons et sur les correspondances entre le temps extérieur et le temps intérieur des gens".
Dans sa voix âpre et rocailleuse, les mots d'Emmanuel Da Silva gagnent encore en émotion. Des arrangements acoustiques riches et fins leur servent d'écrin, apportant de délicates touches de couleurs à ces ritournelles qui vous trottent tout de suite dans la tête.
Sans en rajouter. "J'ai voulu faire un disque très dépouillé, parce que ce sont eux qui me touchent le plus", confie l'artiste.
Frédéric Jambon
22:40 Publié dans Edition 2005 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chanson, grand prix du disque
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