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23.12.2006
Kirmari. "Bandoneon Decacorde Duo"
Kristina Kuusisto et Mari Mantyla sont finlandaises. Elles adaptent des œuvres de compositeurs contemporains à leurs instruments : bandonéon et guitare classique à dix cordes. Elles offrent ainsi leur vision personnelles de pièces de leurs compatriotes Valpola, Jakoila et Mononen, des Argentins Piazzola et Gubitsh, du Portugais Rui Martins ainsi que... du Breton Didier Squiban. Sous leurs doigts, sa composition « Iroise » et sa « Suite de gavottes des montagnes » prennent des résonances surprenantes, d’une poésie renouvelée.
Frédéric Jambon
18:10 Publié dans Edition 2006 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bandonéon, décacorde, piazzola, didier squiban, valpola, jakoila, Mononen
15.12.2006
"Le secret du vieux coquillage blanc"
Légende musicale de Christophe Coppalle, contée par Patrick Ewen et interprétée par Nolwenn Leroy, Tri Yann, Michael Jones, Anthony Chaplain, Yvon Etienne, Katé-Mé, Mariannig Lar'hantec et Odyl.
Site : www.christophe-coppalle.com
10:25 Publié dans Edition 2006 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Christophe Coppale, Patrick Ewen, Nolwenn Leroy, Tri Yann, Michael Jones, Anthony Chaplain, Yvon Etienne
14.12.2006
Jacky Bouilliol. "Palettes de jazz"
Compositeur inspiré, encyclopédie ambulante du jazz, doté d'un doigté
caressant qui a toujours fait la joie des blanches et des noires, Jacky
Bouilliol n'est pas seulement un formidable accompagnateur, comme l'avait si
joliment dit la chanteuse Sheila Jordan. C'est aussi, et peut-être surtout, un joyeux luron. Un gaillard qui, depuis toujours, aborde la façade de notre Himalaya ordinaire qu'est la vie par sa face souriante, colorée, euphorisante. Alors, forcément, sa musique lui
ressemble. Elle est faite d'amitié, de scat, de rythmes brésiliens,
d'onomatopées, de soleil, de swing et de ce trésor qu'aucune fortune ne
pourra jamais acheter : le feeling. Qu'il reprenne une ballade irlandaise
avec son amie Hildegarde, qu'il cite Tom Jobim, Cole Porter ou Fats Waller,
aux commandes d'un joli bolide brésilien ("En revenant de chez Mil"), au
fender, au piano solo (décoiffante "Tempête sur Lampaul"), ou lorsqu'il
salue celle à qui il doit son bonheur de vivre d'un touchant « Merci maman
», tout ici sonne et respire la joie à plein nez. Cet arc-en-ciel musical,
léger, tendre et pétillant, bénéficie, qui plus est, de la prise de son
subtile de Patrick Audouin et de l'équipe d'Amadeus. Un régal.
Jean-Luc Germain
14:40 Publié dans Edition 2006 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jazz, swing, feeling, grand prix du disque, Tom Jobim, Fats Waller, piano
12.12.2006
Yfonk du Fonk. "Mordicus"
L’équipage rennais gravite depuis 1993 autour de la planète funk, vénérant sans retenue le dieu groove. « Mordicus », premier (double) album, célèbre cet univers musical résolument festif. Le CD nº 1 reprend le spectacle qu’Yfonk du Fonk donne sur scène, véritable « opérette funky interstellaire » où s’affrontent le bien et le mal à grand renfort de disco-pop, de zouk breizhou, de reggae-ska, de rap-core ou de trash-funk. Sur le second opus, retour sur Terre pour fêter la victoire du bien et faire une explosive « funky nouba » avec un groupe complètement cuivré !
Gwénaëlle Fleur
Site officiel : www.yfonkdufonk.com
13:45 Publié dans Edition 2006 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : funk, fusion, rock, électro, grand prix du disque
Bann-heol. "Musique sacrée des pays celtiques"
Ensemble encore jeune dans sa démarche de faire connaître la musique religieuse et profane du monde celtique, Bann-heol présente ce précieux patrimoine dans ses concerts donnés au coeur des églises, par delà même les frontières. Violon, violoncelle, harpe celtique, uileann-pipes, bombardes, cornemuses, claviers et le chant limpide de Véronique Autret servent ainsi divinement cantiques et musiques traditionnelles.
Les arrangements (et compositions) de René Abjean, Christian Desbordes et Guy Ropartz, apportent, pour leur part, un socle solide à ce premier recueil-monument qui appelle déjà ses suivants. Coup de chapeau aussi à la prise de son et au mixage de Patrick Audouin, véritable écrin de velours aux notes si bien servies.
Gérard Classe
Site officiel : www.bann-heol.com
13:35 Publié dans Edition 2006 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique sacrée, musique celtique, musique bretonne, grand prix du disque, véronique autret
08.12.2006
Adèle. "Bleu"
Après avoir longtemps mis en valeur les textes des autres, Adèle, artiste briochine, s'est décidée à chanter les siens. Le résultat c'est « Bleu », un album de 13 chansons nobles et sentimentales. Elle est drôle, Adèle, mais aussi romantique - c'est son côté fleur bleue - et un rien mélancolique. « Bleu », c'est finalement le parfait reflet de son auteur. Un disque où elle dévoile ses bleus à l'âme autant que ces jolis coins de ciel... bleu. Faut suivre. Ce « Bleu » n'est pourtant pas monochrome. L'album est habillé de couleurs jazz, musette, manouche, cabaret et java (rouge !). La chanteuse s'y met à poil (« Lucy ») mais pas totalement à nu. Il y a de la tendresse gouailleuse de Pierre Perret dans ce disque. Il faut dire qu'Adèle a plus d'un point commun avec l'auteur de « Lily » et de « L'amie Adèle » (ça ne s'invente pas) : une capacité à tricoter de jolis textes, un goût des jeux de mots, une tendresse à fleur de texte, un goût prononcé pour la rigolade. L'album est disponible pour le moment chez les disquaires briochins ou par internet.
Samuel Uguen
Site officiel : http://adelechante.monsite.wanadoo.fr
10:55 Publié dans Edition 2006 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chanson française, bleu, grand prix du disque, java, jazz, cabaret
07.12.2006
Christofer Bjurstrom. "Piano solo"
Suédois d’origine, le pianiste Christofer Bjurström vit en Bretagne depuis une dizaine d’années. Il y construit un univers singulier, au confluent de la musique contemporaine, de l'improvisation et du jazz.
Son premier album en solo ouvre de grands espaces, propices à la méditation jusqu’à ce qu’un coup d’éclat rythmique ou dissonant vienne tirer l’auditeur de sa rêverie.
Fin mélodiste, Christofer Bjurström n’hésite pas à prolonger ses notes de silences.
INTERVIEW DE CHRISTOPHER BJURSTROM
Votre album diffuse des atmosphères différentes : il peut être rythmique en jouant sur les dissonances, d'autres fois très aérien. Vous semblez beaucoup apprécier les silences. Est-ce pour laisser respirer la musique ?
Pour moi, les silences font intégralement partie de la musique. Comme le fait d'étirer les sonorités, pour suspendre le temps. C'est un travail comparable à celui d'un peintre : sur la matière, la texture, la couleur, sur l'espace qu'il s'agit notamment de transformer en temps... En faisant cet album solo, mon premier puisqu'auparavant j'ai enregistré en sextet puis en duo avec le clarinettiste Christophe Rocher, j'avais plusieurs préoccupations : m'exprimer vraiment, sans chercher à développer une esthétique particulière, en acceptant le fait d'avoir plusieurs facettes. Une autre envie était d'explorer le plus profondément possible le côté intime existant entre le pianiste et son instrument. En évitant toute démonstration technique.
Quel public visez-vous ?Je ne sais pas, ce n'est pas une question que je me pose a priori. Parce qu'on joue devant des gens mais que le but est d'abord d'être le plus profondément soi-même.
De quels pianistes vous sentez-vous proche ?Il y en a beaucoup dont je me sens proche, mais jamais complètement. Ça peut aller de Thelonious Monk aux pianistes classiques. Je pense aussi avoir été influencé par les minimalistes, des gens comme John Cage par exemple. C'est difficile d'expliquer ce que l'on fait, parce qu'il y a tellement d'éléments qui ont contribué à vous fabriquer !
Qu'est-ce qui vous a attiré en Bretagne au point de vous y établir il y a une dizaine d'années ?Beaucoup de choses : des raisons sentimentales, d'autres liées à la présence du vent et de la mer... Musicalement, j'ai aussi toujours été attiré par des rencontres. En arrivant en Bretagne, j'ai trouvé une ouverture, tout un réservoir d'expériences différentes possibles. Avant, j'étais en région parisienne où les musiciens fonctionnaient en clans extrêmement cloisonnés. En Bretagne, où j'ai par exemple accompagné le chanteur Manu Lann Huel, j'ai trouvé une ouverture qui me va bien.
Propos recueillis par Frédéric Jambon
Site officiel : www.marmouzic.org
17:25 Publié dans Edition 2006 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jazz, piano solo, improvisation, musique contemporaine, grand prix du disque
Wig A Wag
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La forte impression du premier album (1999), confirmée par le second puis le troisième, pouvait laisser craindre un risque d'essoufflement dans la créativité très personnelle du groupe tourangeau. Rien n'y fait. Wig a Wag, malgré plusieurs changements dans l'équipe initiale (ils sont huit aujourd'hui) et la perte de son label (Sony), persiste et signe à son compte un nouvel album de haute lignée. L'auteur Loïc Chavigny, par ailleurs identité vocale et le "peintre des notes" Cyrille Bonneau, réalisent ainsi, avec la complicité précieuse de la chanteuse, auteur compositeur Morgane Ji, et de leurs partenaires musiciens, un ensemble où les rythmes celtiques servent des textes forts et... intelligents (traduits dans le livret). "Marv eo Massoud", "Babylone Ker-Is", l'envoûtant "Paskou" et, en conclusion live depuis le Bâteau Ivre de Tours, le chef d'oeuvre "Kanenn Kanak", sont les titres porteurs de cet opus aussi indispensable que ses prédécesseurs.
Gérard Classe
Site officiel : www.wigawag.com
15:20 Publié dans Edition 2006 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grand prix du disque, musique bretonne, celtique
Spontus
En ronde, en chaîne, en couple, en farandole : Spontus offre un festival de danses traditionnelles bretonnes dans son troisième opus, éponyme. Les Parenthoën (Youen à l’accordéon et Alan au violon), les Le Bozec (Yann à la contrebasse et Ronan au biniou) et Erwan Bérenguer (guitare) y alternent compositions et pièces du patrimoine. Les rythmes ancestraux sont parfaitement maîtrisés. Ce qui n’empêche pas nos Alréens de s'échapper vers d’autres univers, comme lorsque le groupe prend ses « Plinn » dans le sens du jazz. Et forcément, le résultat est « terrible »,- traduction du mot breton Spontus.
Frédéric Jambon
Site officiel : http://spontwan.free.fr
13:55 Publié dans Edition 2006 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique bretonne, fest-noz, spontus, grand prix du disque
Sonerien Du. "Be... New !"
A la veille de leurs 35 bougies, les « Du », fidèles à leurs habitudes, concoctent un album des plus percutants. Dans ce CD qui officialise l'arrivée du biniouer talabarder Christophe Morvan, l'incitation à la fête est constante. Impossible de l'écouter sans que l'envie s'installe de se jeter à corps perdu dans ce rond de Landéda diabolique d'ouverture, divinement mené en breton par le chanteur batteur Gégé Belbéoch. Suivent, les non moins endiablées cochinchine, mazurka, polka, laridés, pourlet, ronds et baleu que l'interminable cercle circassien (Be New) parfaitement dans le ton ultra festif du groupe conclut avec un inévitable "goût de trop peu". Alors on remet le disque ! Saluons, outre la qualité des arrangements et du « son maison », l'harmonie vocale d'un groupe qui demeure l'un des (trop) rares à toujours écrire ses textes (Jean-Pierre Le Cam, Dominique Lardic) et à les chanter (les mêmes en plus de Gégé). Un CD tonique !
Gérard Classe
Site officiel : www.sonerien-du.com
12:45 Publié dans Edition 2006 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique bretonne, fest-noz, grand prix du disque







